Dans­leVe, le­fief­desTi­be­ri­tangue

Maire de­puis 1983, Jean Ti­be­ri quitte l’arène, mais son­fils Do­mi­nique se pré­sente en­dis­si­dence contre la can­di­da­teUMP­deNKM. La gauche, ras­sé­ré­née­pa­run­son­dage fa­vo­rable, se frotte les mains.

Le Parisien (Paris) - - Paris - MA­RIE- ANNE GAIRAUD

Et si le Ve ar­ron­dis­se­ment, fief des Ti­be­ri, bas­cu­lait à gauche ? De­puis long­temps main­te­nant, à chaque élec­tion na­tio­nale, la gauche est ma­jo­ri­taire place du Pan­théon. Lors de la pré­si­den­tielle, Fran­çois Hollande est ar­ri­vé en tête avec 56,22 % des suf­frages de­vant Ni­co­las Sar­ko­zy.

Mais la mé­téo est chan­geante au­des­sus de la mon­tagne Sainte- Ge­ne­viève. Et dès que le scru­tin est mu­ni­ci­pal et qu’il s’agit de ré­élire Jean Ti­be­ri, les élec­teurs re­votent à droite.

Seule­ment voi­là, cette fois- ci, un coup de ton­nerre s’abat sur l’ar­ron­dis­se­ment : le maire UMP rac­croche les gants. La gauche ca­resse donc l’es­poir de ra­vir le Ve.

Vous sa­vez, les son­dages se sont souvent trom­pés

sur le Ve”

Jean Ti­be­ri, maire ( UMP) sor­tant

D’au­tant que la droite part en ordre dis­per­sé. Au nom du re­nou­vel­le­ment, la chef de file Na­tha­lie Kos­cius­ko- Mo­ri­zet a re­fu­sé d’écou­ter Jean Ti­be­ri et de choi­sir son fils, Do­mi­nique, comme tête de liste. Elle a dé­si­gné une femme, Flo­rence Ber­thout, élue en 2008 dans le Ier ar­ron­dis­se­ment. Qu’à ce­la ne tienne, Do­mi­nique Ti­be­ri pré­sente une liste dis­si­dente face à cette « pa­ra­chu­tée » . Au PS aus­si, la tête de liste change. Lyne Co­hen- So­lal, éter­nelle ad­ver­saire de Jean Ti­be­ri, laisse sa place à Ma­rie- Ch­ris­tine Lemardeley, pré­si­dente de la Sor­bonne Nou­velle ( Pa- ris- III). Si l’ar­ri­vée de cette no­vice en po­li­tique n’a pas fran­che­ment en­thou­sias­mé les troupes so­cia­listes du Ve au dé­but, au­jourd’hui « la greffe a pris » , as­sure Lyne Co­hen- So­lal. Elle prend tel­le­ment que, se­lon notre son­dage pu­blié le 1er fé­vrier, Ma­rieCh­ris­tine Lemardeley em­por­te­rait l’élec­tion avec 52 % des suf­frages.

« Vous sa­vez les son­dages se sont souvent trom­pés sur le Ve. En 2008 en­core, au soir du se­cond tour, un son­dage à la sor­tie des urnes me­don­nait per­dant et pour­tant, j’ai été ré­élu » , aime à rap­pe­ler Jean Ti­be­ri.

Flo­rence Ber­thout, la can­di­date UMP, elle, trouve le son­dage « en­cou­ra­geant » . « La gauche est en re­cul de cinq points par rap­port à la pré­si­den­tielle et le son­dage ne tient pas compte de l’abs­ten­tion » , sou­ligne- t- elle. Reste que, dans tous les cas de fi­gures, se­lon notre son­dage, pour es­pé­rer ap­pro­cher les 50 % et ga­gner, les deux listes de droite de­vront fu­sion­ner. La ré­con­ci­lia­tion se­ra- t- elle pos­sible ? Elle est cru­ciale pour la droite pa­ri­sienne car, si le Ve bas­cule à gauche, les chances de NKM d’être élue maire de Pa­ris de­vien­dront alors en­core plus minces…

( LP/ I. B.)

Place du Pan­théon. La droite partira en ordre dis­per­sé avec la can­di­da­ture de Do­mi­nique Ti­be­ri, le fils du maire sor­tant, en plus de la liste UMP. Une si­tua­tion qui pour­rait pro­fi­ter à la can­di­date so­cia­liste, Ma­rie- Ch­ris­tine Lemardeley.

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