Les­can­di­dats­fran­ci­liens au­per­mis­ba­teauen­rade

Le­pa­tron­des­ba­teaux- éco­lesPa­risNau­tiques’alarme: se­lon­lui, des­cen­tai­nes­de­per­son­nes­son­to­bli­géesd’at­ten­dreen­rai­sonde dé­lais­de­plu­sen­plus­long­sa­vant­de­pas­ser l’exa­men­théo­rique.

Le Parisien (Paris) - - Paris - ALEXANDRE ARLOT

Pour Pa­trice Mau­dière, le gé­rant des ba­teaux écoles Pa­ris Nau­tique, so­cié­té ba­sée sur le port de l’Ar­se­nal ( XIIe), c’est le calme avant la tem­pête. « Je flippe un peu » , confie- t- il. La rai­son ? L’im­pos­si­bi­li­té d’ac­cueillir plu­sieurs cen­taines de can­di­dats au per­mis ba­teau avant l’été.

Cette si­tua­tion, sem­blable à celle que connaissent les au­to- écoles de­puis quelques an­nées, est in­édite et cir­cons­crite à la ré­gion pa­ri­sienne. « En temps nor­mal, le dé­lai entre l’ins­crip­tion et le pas­sage de l’exa­men est d’en­vi­ron deux mois mais il pas­se­ra à quatre mois le mois pro­chain » , es­time Pa­trice Mau­dière. En mars, de nom­breux can­di­dats au per­mis ba­teau af­fluent pour ob­te­nir leur sé­same avant les va­cances d’été. « Je vais de­voir les re­fu­ser » , se dé­sole le gé­rant.

Pa­ris Nau­tique, qui pos­sède quatre écoles en ré­gion pa­ri­sienne ( Pa­ris, Saint- Cloud, Pan­tin, La­gny- surMarne), peut faire face à cet af­flux de can­di­dats. Pas l’ad­mi­nis­tra­tion. « Le ser­vice ins­truc­teur de Pa­ris ( NDLR : qui dé­pend de la pré­fec­tu- re de po­lice), en sous- ef­fec­tif, gère les dos­siers de seize dé­par­te­ments du bas­sin pa­ri­sien et ne fait pas­ser les exa­mens du code que trois jours par se­maine, se dé­sole Jean- Ma­rie, for­ma­teur sur le ba­teau- école. S’il pou­vait éga­le­ment consa­crer les deux autres jours ou­vrables aux exa­mens, le pro­blème des places se­rait vite ré­sor­bé. » n20 L’an pas­sé, à par­tir d’avril, les ba­teaux- écoles de la ré­gion pa­ri­sienne avaient dé­jà fait face à une saturation des places. « Nous avions alors été for­cés d’en­voyer 309 can­di­dats en pro­vince pour qu’ils puissent se pré­sen­ter à l’exa­men théo­rique ( NDLR : la par­tie pra­tique est gé­rée par les ba­teaux- écoles) » , dé­taille Pa­trice Mau­dière. Ces trans­ferts de dos­siers n’étant qua­si­ment plus au­to­ri­sés, il de­vra re­non­cer à ac­cueillir plu­sieurs cen­taines de can­di­dats cette an­née. Sa so­cié­té pour­rait ain­si être pri­vée d’au moins 150 000 € de re­cettes, soit 20 % de son chiffre d’af­faires an­nuel. Le gé­rant, qui re­doute de de-

% de re­cettes en moins

voir pro­cé­der à des li­cen­cie­ments éco­no­miques, pointe aus­si le manque à ga­gner pour l’Etat, puisque chaque per­mis pas­sé né­ces­site 108 € en timbre fis­cal. Une manne qui pour­rait ser­vir, se­lon Pa­trice Mau­dière, à payer deux postes sup­plé­men­taires au ser­vice ins­truc­teur de Pa­ris. Contac­tée, la pré­fec­ture de po­lice n’était pas en me­sure de ré­pondre hier.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.