Pa­ris doit être à la hau­teur

8e de­fi­nale ( al­ler)/ Le­ver­ku­sen- PSG. Les choses sé­rieuses com­mencent ce soir en Al­le­magne pour les Pa­ri­siens de Blanc, qui ont pour ob­jec­tif d’af­fir­mer leurs am­bi­tions.

Le Parisien (Paris) - - Sports/ Liguedeschampions - LE­VER­KU­SEN ( AL­LE­MAGNE) De l’un de nos en­voyés spé­ciaux DO­MI­NIQUE SÉVÉRAC

Pour ima­gi­ner la dif­fi­cul­té, il faut peut- être se dire ce­ci. En France, le deuxième, Monaco, est en­core ca­pable d’en­nuyer le pre­mier, le PSG. En France, c’est de la Ligue 1 et, à l’in­dice UEFA comme à l’in­dice visuel, le cham­pion­nat al­le­mand lui est su­pé­rieur, ne se­rait- ce que par la pré­sence du cham­pion d’Eu­rope en titre, le Bayern Mu­nich. Le deuxième de la Bun­des­li­ga, par dé­duc­tion, pos­sède a prio­ri des atouts plus im­por­tants que Monaco, que Pa­ris n’est pas par­ve­nu à battre cette sai­son ( deux fois 1- 1). Et le deuxième, c’est le Bayer Le­ver­ku­sen !

Comme di­raient nos amis foot­bal­leurs qui vivent match après match et en équipe bien en place, tout ça, c’est sur le pa­pier. De la théo­rie. En fait, Bayer - PSG, c’est l’his­toire d’une op­po­si­tion de style que ré­sume ain­si Laurent Blanc : « C’est une équipe très ath­lé­tique avec des joueurs au phy­sique im­po­sant. Dans ce do­maine, on est en dé­fi­cit par rap­port à eux. Il va donc fal­loir uti­li­ser autre chose. Si on n’im­pose pas notre jeu, on va souf­frir. » Voi­là pour le tech­ni­co- tac­tique. Mais on at­tend le PSG dans d’autres di­men­sions.

C’est une équipe qui doit ren­sei- gner sur sa ca­pa­ci­té à vivre les grands évé­ne­ments et un 8e de fi­nale de Ligue des cham­pions consti­tue le pointde dé­part d’une belle his­toire. A don­ner le fris­son. A em­bar­quer une ville mais aus­si un pays, trans­cen­dant les cli­vages par­ti­sans. Le PSG se­ra ju­gé spor­ti­ve­ment sur sa fa­çon de pas­ser ce tour ( c’est un mi­ni­mum), mais sur­tout sur le pa­nache qui l’es­corte, sur ses res­sorts pro- fonds pour sa­voir s’il bombe dé­jà le torse en vue d’un quart de fi­nale.

La barre n’est pas en­core à 6,16 m…

Eli­mi­né sans perdre en quart de fi­nale de la Ligue des cham­pions l’an­née der­nière face à Barcelone, Pa­ris manque de re­pères eu­ro­péens. Le Bayer, s on stade plein de 30 000 places, son charme d’équipe de contres, se pose comme une pre­mière ré­ponse. Comme on a en­vie de sa­voir aus­si si la Ligue 1, si phy­sique et tac­tique, pré­pare vrai­ment aux joutes du Vieux Conti­nent et peut contrer le mo­dèle al­le­mand, si ou­vert et spec­ta­cu­laire.

Plus la Ligue des cham­pions avance, plus le PSG va se dé­voi­ler, s’ef­feuiller, se don­ner en spec­tacle. Et ça tombe bien, car nous sommes des voyeurs gour­mands, at­ten­tifs aux moindres signes. La barre n’est pas en­core à 6,16 m, mais la for­ma­tion de Laurent Blanc doit mon­trer dès ce pre­mier saut qu’elle a de la marge pour al­ler en­core plus haut. Avec no­tam­ment dans ses rangs Zlatan Ibra­hi­mo­vic, meilleure sai­son de sa car­rière en cours, le PSG semble d’ores et dé­jà à la bonne al­ti­tude.

( AFP/ Pa­trick Stollarz.)

BayArena ( Le­ver­ku­sen), hier. Pas­tore, On­gen­da, Ibra­hi­mo­vic, Mar­quin­hos et Max­well ( de gauche à droite) écoutent stu­dieu­se­ment les der­niers conseils de Laurent Blanc lors de l’entraînement, avant la ren­contre dé­ter­mi­nante qui les op­pose ce soir au deuxième de la Bun­des­li­ga.

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