JACQUES CHI­RAC

Hos­pi­ta­li­sé pourdes exa­mens à Neuilly

Le Parisien (Paris) - - La Une - FRÉ­DÉ­RIC GERSCHEL ( AVEC AMEL BRAHMI- HOWTON)

« Pas de pa­nique. » L’en­tou­rage de Jacques Chi­rac a très vite vou­lu mi­ni­mi­ser l’an­nonce de son ad­mis­sion, hier soir, à l’Hô­pi­tal amé­ri­cain de Neuilly- sur- Seine ( Hauts- de- Seine), dont il est res­sor­ti quelques heures plus tard. Rien de grave, se­lon ses proches, au­cune fonc­tion vi­tale n’a été tou­chée. « Il a sim­ple­ment souf­fert d’une crise de goutte, confie l’ex- se­cré­taire gé­né­ral de l’Ely­sée, Fré­dé­ric Sa­lat- Ba­roux, époux de Claude Chi­rac. Il avait mal aux jambes et aux ge­noux ces der­niers jours et a pré­fé­ré pas­ser un exa­men. C’est un pro­blème qu’il avait dé­jà connu il y a quelque temps. La crise est juste de­ve­nue plus ai­guë. »

L’an­cien pré­sident de la Ré­pu­blique ( 1995- 2002), dont la der­nière ap­pa­ri­tion pu­blique re­monte au 21 no­vembre der­nier, a été pris en charge chez lui en dé­but de soirée, quai Vol­taire à Pa­ris ( VIIe), par une am­bu­lance es­cor­tée par deux mo­tards de la po­lice na­tio­nale. Une crise de goutte est une infection pro­vo­quée par un ex­cès d’acide urique dans le sang et qui oc­ca­sionne d’im­por­tantes dou­leurs ar­ti­cu­laires. « Ça fait un mal de chien mais il n’y a rien d’alar­mant » , in­siste un proche. Une san­té va­cillante C’est ce­pen­dant la deuxième fois en quelques mois que l’ex- chef de l’Etat est hos­pi­ta­li­sé. Dé­but dé­cembre, il avait été opé­ré d’un cal­cul au rein à la Pi­tié- Sal­pê­trière ( Pa­ris XIIIe). Sa conva­les­cence avait alors du­ré quelques jours. Ces der­niers mois, la san­té de Jacques Chi­rac — di­mi­nué de- puis un ac­ci­dent vas­cu­laire cé­ré­bral en 2005 — s’est ré­vé­lée fluc­tuante. Sa femme, Ber­na­dette, avait dé­cla­ré le 22 jan­vier der­nier ne pas croire qu’il souf­frait de la ma­la­die d’Alz­hei­mer. « Il n’a pas les symp­tômes, mais c’est vrai qu’il a une pe­tite baisse de mé­moire, sur­tout par mo­ments, c’est très va­riable. » « Il n’est plus aus­si ac­tif qu’avant. Il perd de plus en plus la mé­moire. Ses ren­dez- vous se sont es­pa­cés » , sou­pire un de ses an­ciens mi­nistres. Si ses bu­reaux pri­vés, à deux pas de l’As­sem­blée na­tio­nale, bien nor­mal, concède Fré­dé­ric Sa­lat- Ba­roux. Ça montre l’at­ten­tion que sus­cite en­core Jacques Chi­rac et l’af­fec­tion que les Fran­çais lui portent de­puis toutes ces an­nées. »

Hier soir, si­tôt ap­prise la nou­velle, Pas­cal, qui ha­bite à deux pas, s’est pré­ci­pi­té de­vant l’hô­pi­tal. « J’ai tout de suite pen­sé que c’était grave. C’est un pré­sident drôle et at­ta­chant. Comme Mit­ter­rand, il a mar­qué l’his­toire po­li­tique fran­çaise. On s’in­quiète pour lui… »

( AP/ Ja­cky Naegelen.)

Musée du Quai Bran­ly, Pa­ris ( VIIe), le 21 no­vembre 2013. Jacques Chi­rac der­niers temps de dou­leurs aux jambes et aux ge­noux.

( ici lors d’une cé­ré­mo­nie de sa fon­da­tion) sont tou­jours ou­verts, son ac­ti­vi­té s’est consi­dé­ra­ble­ment ré­duite. Faute de spon­sors fi­nan­ciers, sa Fon­da­tion tourne elle aus­si au ra­len­ti. Il n’y a plus guère que le cercle familial, pour veiller sur lui : son épouse Ber­na­dette, sa fille Claude, son gendre Fré­dé­ric Sa­lat- Ba­roux. Et les rares amis comme Fran­çois Ba­roin ou Jean- Louis De­bré qui prennent en­core ré­gu­liè­re­ment des nou­velles. Hier, comme à chaque alerte, les té­lé­phones des membres du clan Chi­rac ont beau­coup son­né. « C’est

souf­frait ces

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