Pa­ris, quelle dé­mons­tra­tion !

8e de fi­nale ( al­ler)/ Le­ver­ku­sen- PSG0- 4. Por­té par un grand Ibra­hi­mo­vic, les Pa­ri­siens ont réa­li­sé une dé­mons­tra­tion hier soir. La route des quarts de fi­nale est grande ou­verte.

Le Parisien (Paris) - - La Une - LE­VER­KU­SEN ( AL­LE­MAGNE) De l'un de nos en­voyés spé­ciaux DO­MI­NIQUE SÉVÉRAC

Au troi­sième but — une su­blime zla­ta­ne­rie de 20 m du gauche et dans la lu­carne —, le pu­blic al­le­mand s’est le­vé. Cer­tains, les plus nom­breux, pour ap­plau­dir, mais d'autres pour quit­ter le stade, un écrin dé­dié à l’amour du football. Ceux- là sont écoeu­rés et on ne leur fait pas : le Bayer Le­ver­ku­sen est éli­mi­né de la Ligue des cham­pions, à moins d’un mi­racle ou d’un ex­ploit to­ta­le­ment hors norme dans l’his­toire du football.

A 4- 0, il n’y a plus de sus­pense. Il ne faut pas s’en plaindre, juste sa­luer la nou­velle di­men­sion de l’équipe pa­ri­sienne, qui se­ra pour la deuxième fois d’af­fi­lée dans les huit meilleurs clubs eu­ro­péens, son réel ni­veau au­jourd'hui.

S’il y a d’un cô­té dé­goût, c’est qu’il y a des couleurs de l’autre. Le PSG af­fiche ce ma­tin celles écla­tantes d’une équipe res­plen­dis­sante, sûre de sa force et consciente de son énorme coup réa­li­sé en Rhé­na­nie. On en­tend d’ici les fines bouches nous ra­con­ter que le deuxième de la Bun­des­li­ga ne peut pas être consi­dé­ré comme un éta­lon sé­rieux, qu’il est trop faible et qu’il en avait dé­jà pris cinq à do­mi­cile en phase de poules contre un Man­ches­ter Uni­ted souf­fre­teux cette sai­son. Oui, mais alors il au­rait fal­lu le dire avant, puisque de­puis le ti­rage au sort de ce 8e de fi­nale, tout le monde s’ac­cor­dait à dire que ce Bayer avait tout pour in­quié­ter le PSG.

Mais Pa­ris n’a pas trem­blé. Au contraire, il a don­né tout ce qu'il avait en lui de­puis des mois sans pou­voir l’ex­pri­mer les soirs où la mo­ti­va­tion fai­blit. « On a re­trou­vé le Pa­ris de la pre­mière par­tie de sai­son dans le jeu, les passes, la vo­lon­té de construire et d’être dan­ge­reux, glisse Laurent Blanc. On a été ef­fi­caces tout en conser­vant notre phi­lo­so­phie de jeu, ce qui me plaît le plus après le ré­sul­tat. On a fait un très grand pas. »

Tech­ni­que­ment, on a été bons” Laurent Blanc, en­traî­neur du PSG

Ce 4- 0 marque une pro­gres­sion par rap­port au 2- 1 ac­quis à Va­lence la sai­son der­nière au même stade de la com­pé­ti­tion. Et il n’est pas dit, pour­tant, que Va­lence soit plus fort que le Bayer, vrai­ment.

Avec le fan­tas­tique Ibra, l’autre fait do­mi­nant de ce match res­te­ra l’em­prise to­tale du mi­lieu pa­ri­sien, avec no­tam­ment un Ver­rat­ti culmi­nant au ni­veau du Barcelone des meilleures an­nées. « Les trois ont été très forts, se ré­jouit Blanc. Ces der­niers temps, ils étaient peut- être moins per­for­mants mais tech­ni­que­ment, on a été bons et phy­si­que­ment, on a fait des ef­forts payants. » Cette main­mise ab­so­lue rap­pelle que le coeur du ré­ac­teur pa­ri­sien se trouve là. Si la no­tion de match par­fait existe, hier, le PSG s’en est ap­pro­ché.

( Reu­ters/ Ina Fass­ben­der.)

BayArena ( Le­ver­ku­sen), hier soir. Blaise Ma­tui­di, au­teur du pre­mier but pa­ri­sien dès la 3e mi­nute, a idéa­le­ment lan­cé le fes­ti­val of­fen­sif du PSG lors de cette pre­mière confron­ta­tion face aux Al­le­mands.

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