Très cher pois­son

Le Parisien (Paris) - - Economie - B. L.

out ce qui est rare est cher. Voi­là la loi de l’offre et la de­mande. Avec la baisse des ap­ports en pois­son dans les ports de la côte ouest de­puis dé­cembre, les prix ont grim­pé en flèche sur les étals des pois­son­ne­ries, de l’ordre de 20 à 30 %. Pis. Etant don­né les prix de dé­part éle­vés dans les criées bre­tonnes, cer­taines es­pèces étaient même ab­sentes des ma­ga­sins in­dé­pen­dants ou de la grande dis­tri­bu­tion cet hi­ver. No­tam­ment la sole, le bar ou en­core la lotte et le tur­bot. « La do­rade royale a at­teint cet hi­ver des prix as­tro­no­miques à la criée, jus­qu’à 18,50 € le ki­lo. En ajou­tant les taxes, dif­fi­cile pour le pois­son­nier ou le ma­reyeur ( NDLR : ce­lui qui trans­forme le pois­son en fi­let) de se faire une marge cor­recte » , in­di­quait- on à la criée de Lo­rient. Même des pois­sons plus or­di­naires, comme le mer­lu­chon ( au­tour de 4 € à la criée) a pu at­teindre 12 € le ki­lo. D’après les ache­teurs pré­sents hier, « les prix peuvent re­par­tir bien­tôt à la baisse. Si de­main, trois ou quatre cha­lu­tiers tapent dans des bancs de mer­lu­chon, la criée au­ra alors trop de pois­sons à écou­ler » . Les prix bais­se­ront. Le fa­meux prin­cipe de l’offre et la de­mande.

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