« Les­gen­son­tune faus­sei­ma­ge­de­moi »

Vi­ré­deBayonne, puis­ré­cu­pé­ré­par­leRa­cing, le Gal­lois re­vient sur sa ré­pu­ta­tio­na­vant le choc fa­ceauXV­deF­rance Mi­keP­hil­lips, de­mi­de­mê­lée­duPays­deGalles

Le Parisien (Paris) - - Sports - Pro­pos re­cueillis par DA­VID OPOCZYNSKI

CQuand on a per­du ( NDLR : 9- 8) ? Oui, bien sûr. Nous avions une oc­ca­sion unique d’al­ler en fi­nale. En plus, quand on se sou­vient des condi­tions du match : ce car­ton rouge ( pour War­bur­ton), le fait que nous au­rions pu ga­gner à la der­nière mi­nute… c’est très frus­trant. Peut- être qu’une telle op­por­tu­ni­té ne se pré­sen­te­ra plus. A l’image de Ro­berts ou Ly­diate, vos équi­piers du Ra­cing, beau­coup d’in­ter­na­tio­naux gal­lois e jour- là, à la sor­tie de l’entraînement du Ra­cing- Mé­tro, Mike Phillips, 31 ans, s’est d’abord ex­cu­sé : « Trop fa­ti­gué » pour par­ler da­van­tage en fran­çais, a- t- il lan­cé. Le Gal­lois, dont la sai­son a été mar­quée par son li­cen­cie­ment de Bayonne pour être ar­ri­vé ivre à une séance vi­déo, a en­suite pris le temps d’évo­quer le Tou­noi des Six Na­tions et le ren­dez- vous contre le XV de France ven­dre­di à Car­diff. Cer­tains Fran­çais vont dé­cou­vrir l’am­biance du Millennium Sta­dium. Le pu­blic gal­lois est- il le meilleur du monde ? MIKE PHILLIPS. Nous sommes très chan­ceux : nous pos­sé­dons un stade fan­tas­tique à l’at­mo­sphère in­croyable. Nous avons une tra­di­tion de chants et — je peux vous l’as­su­rer —, quand vous jouez, c’est très spé­cial. C’est de la pres­sion à chaque ren­contre, mais de la bonne pres­sion. Le sou­ve­nir de la der­nière de­mi­fi­nale de Coupe du monde est- il en­core pré­sent ? re­joignent la France. Cet exode peut- il consti­tuer un pro­blème à terme ? Oui peut- être… Car si tous les joueurs connus quittent le pays de Galles, ce sont les sup­por­teurs qui risquent de bou­der les matchs au ni­veau ré­gio­nal. Or, nous vou­lons tous que les ga­mins puissent conti­nuer d’al­ler voir jouer les stars gal­loises. En plus, nous avons main­te­nant deux équipes de football dans le cham­pion­nat an­glais, Swan­sea et Car­diff, et les gens com­mencent à re­gar­der plus souvent le football que le rug­by. Il faut faire at­ten­tion à opé­rer les bons choix pour as­su­rer le fu­tur. C’est bien que la sé­lec­tion ait de bons ré­sul­tats mais il faut être vi­gi­lant avec la base.

Ce se­rait en­nuyeux si tout le monde était pa­reil !”

Avez- vous pen­sé ren­trer au pays ? C’était une op­tion. Mais, au­jourd’hui, per­sonne ne sait ce qui va se pas­ser. C’est confus ( lire ci- des­sous). En tant que pro­fes­sion­nel, vous ne pou­vez pas vous per­mettre de vous re­trou­ver dans une telle confu­sion. Vous de­vez sé­cu­ri­ser votre vie. Votre image est- elle im­por­tante ? Je crois que les gens ont une fausse image de moi. Je me connais et c’est l’es­sen­tiel. Ma fa­mille et mes amis savent qui je suis. Après, si cer­tains veulent voir les choses au­tre­ment… Dans ce mé­tier, les gens ne vous ont même pas ren­con­tré et ils pensent ce­ci ou ce­la de vous. Ce­la fait par­tie du job d’être re­con­nu. Je suis ha­bi­tué main­te­nant. C’est dom­mage mais c’est ain­si. Avez- vous fait des er­reurs ? Hum… non. Et puis, même, j’ai le droit d’en faire, non ? Peut- on dire que vous êtes un per­son­nage rock’n’roll ? Mais je ne sais pas chan­ter ! ( rires) Trou­vez- vous les gens trop sé­rieux, par­fois ? Il faut trou­ver l’équi­libre entre s’amu­ser et tra­vailler dur. Cer­tains aiment al­ler voir des bal­lets, des concerts, d’autres al­ler dans de bons res­tau­rants. Cha­cun est dif­fé­rent. Ce se­rait en­nuyeux si tout le monde était pa­reil ! Etes- vous heu­reux de votre car­rière, mal­gré tout ? Oui. J’ai joué beau­coup de fois avec la sé­lec­tion. J’ai rem­por­té des Grands Che­lems ( 2008, 2012). Vous n’ar­ri­vez pas à ça si vous ne tra­vaillez pas dur et n’êtes pas pro­fes­sion­nel. Un mot sur votre équi­pier Maxime Ma­che­naud que vous al­lez croi­ser ven­dre­di ? C’est un très bon joueur. On avait par­ti­cu­liè­re­ment ana­ly­sé son jeu l’an­née der­nière. Ce se­ra as­su­ré­ment l’un des Fran­çais à sur­veiller. Et, en de­hors du ter­rain, c’est un su­per mec.

Centre d’entraînement du Ples­sis- Ro­bin­son ( Hauts- de- Seine), le 14 jan­vier. Mike Phillips es­time tra­vailler dur pour être per­for­mant, avec le Ra­cing et le Pays de Galles.

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