Le­go­va­cas­ser des­briques !

Adap­ta­tion. Les po­pu­laires bri­quettes font l’ob­jet d’un long- mé­trage qui jongle brillam­ment avec tous les uni­vers de la marque. Suf­fi­sam­men­tin­ven­tif et sub­ver­sif pour plaire à toutes les gé­né­ra­tions.

Le Parisien (Paris) - - Les Sortiesaucinéma - Re­nAud BAronIAn

Il fal­lait oser : conce­voir un film en­tiè­re­ment à base de per­son­nages et de décors en Le­go qui plaise à la fois aux en­fants et aux pa­rents. Ob­jec­tif at­teint par Phil Lord et Ch­ris Miller, les réa­li­sa­teurs tout fous de « Tem­pête de bou­lettes géantes » , qui sortent au­jourd’hui « la Grande Aven­ture Le­go » . Mais les deux ci­néastes pou­vaient- ils faire ce qu’ils vou­laient avec les pe­tites briques my­thiques qui ir­riguent le monde en­tier de­puis 1949 ? La ré­ponse est ve­nue de Billund, au Da­ne­mark, siège de la marque Le­go. « Les di­ri­geants nous ont qua­si­ment don­né carte blanche, ap­plau­dissent les réa­li­sa­teurs, joints il y a quelques jours à Los An­geles. Ils se sont im­pli­qués à fond. On a d é c o u v e r t qu’ils avaient beau­coup d’hu­mour. Ils ont pris un vrai risque, car ils nous ont en­ga­gés à être les plus créa­tifs pos­sibles… »

Ain­si adou­bés, Miller et Lord s’en sont don­né à coeur joie, en ima­gi­nant une his­toire com­plè­te­ment dé­li­rante, celle d’un per­son­nage de Le­go ano­nyme qui va se re­trou­ver in­ves­ti d’une mis­sion ex­cep­tion­nelle ( lire cri­tique ci- des­sous). Avec un mes­sage presque an­tiLe­go : « Ne suis pas les ins­truc­tions. » Les réa­li­sa­teurs tem­pèrent : « Les fans de Le­go que nous sommes savent qu’il y a deux ap­proches du jeu : suivre les ins­truc­tions à la lettre ou tout mé­lan­ger de fa­çon anar­chique. Dans le film, nous avons d’abord op­po­sé ces deux at­ti­tudes, avant de les rap­pro­cher, car, à notre sens, elles sont com­plé­men­taires… »

Tous les uni­vers Le­go passent ain­si à leur mou­li­nette : pi­rates, es­pace, po­lice, pom­piers, wes­tern… « Les di­ri­geants de Le­go nous ont beau­coup ai­dés en nous don­nant ac­cès à leurs ar­chives et en nous pro­di­guant des conseils pour cer­tains types de décors ou de vé­hi­cules. » nV­raie Res­tait en­core à mettre ces dé­lires en images. Dès le dé­part, les réa­li­sa­teurs avaient op­té pour « une ani­ma­tion gra­phique en images de syn­thèse » . En clair, le film a été en­tiè­re­ment des­si­né sur or­di­na­teur. Et c’est bluf­fant : à l’écran, on ju­re­rait voir de vé­ri­tables per­son­nages et décors Le­go. Tout est en briques, même les vagues ou les flammes. « C’est ce qui a été le plus dif­fi­cile à des­si­ner et à ani­mer, dé­taillent Phil Lord et Ch­ris Miller. Mais on n’a ja­mais lâ­ché : puis­qu’on fai­sait un film Le­go, tout, ab­so­lu­ment tout, de­vait être en briques. Nous vou­lions que ce soit spec­ta­cu­laire. » Ils y sont par­fai­te­ment par­ve­nus : « la Grande Aven­ture Le­go » casse car­ré­ment des briques !

prouesse gra­phique

Les réa­li­sa­teurs ont pu lais­ser

libre cours à leur créa­ti­vi­té.

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