Les en­tre­prises dé­tectent mieux les es­cro­que­ries

Le Parisien (Paris) - - Economie -

ace aux ten­ta­tives d’ar­naques en tout genre, les en­tre­prises fran­çaises sont de mieux en mieux ar­mées. Se­lon une étude du ca­bi­net PwC pu­bliée hier, 55 % d’entre elles ont dé­cla­ré au moins un cas d’escroquerie en 2013, contre 29 % en 2009. Cette hausse s’ex­plique avant tout par les dis­po­si­tifs de dé­tec­tion qui s’avèrent de plus en plus ef­fi­caces, no­tam­ment pour iden­ti­fier les tran­sac­tions in­ha­bi­tuelles. « La France est d’ailleurs l’un des pays lea­ders dans ce do­maine, avec plus de 40 % de fraudes iden­ti­fiées par ce moyen » , sou­ligne ce rap­port, réa­li­sé entre sep­tembre et oc­tobre 2013 au­près de 5 128 en­tre­prises dans 95 pays. Dans l’Hexa­gone, un tiers des en­tre­prises dé­clarent avoir dé­jà su­bi une mal­ver­sa­tion de plus de 100 000 $ ( en­vi­ron 73 000 €),

Fcontre près d’une so­cié­té sur deux au ni­veau mon­dial. Et la mé­fiance est de mise, au sein même de l’en­tre­prise. Car dans 60 % des cas au ni­veau mon­dial, les abus sont com­mis par un em­ployé de la com­pa­gnie, souvent plus âgé, ex­pé­ri­men­té et dis­po­sant d’une cer­taine an­cien­ne­té. En France, la cy­ber­cri­mi­na­li­té est dé­sor­mais la deuxième sorte de fraude la plus si­gna­lée ( 28 %), après le dé­tour­ne­ment d’ac­tifs ( 61 %). L’ar­naque dite au « pré­sident » concerne 10 % des cas re­cen­sés en France. Un es­croc se fait pas­ser pour le di­ri­geant de l’en­tre­prise ci­blée au­près d’un comp­table et exige de lui un vi­re­ment ban­caire im­por­tant à l’étran­ger. Cette escroquerie au­rait dé­jà coû­té plus de 10 M€ à cer­taines so­cié­tés.

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