« Je suis fa­vo­rable à son re­trait »

Pro­fes­seur Gilles Bou­ve­not, ex- pré­sident de la Com­mis­sion de la trans­pa­rence

Le Parisien (Paris) - - Société - D. R.

Il existe beau­coup d’al­ter­na­tives thé­ra­peu­tiques”

Les ré­sul­tats de l’étude de Pres­crire sont à prendre très au sé­rieux » , ana­lyse le Pro­fes­seur Gilles Bou­ve­not qui vient juste de quit­ter ses fonc­tions de pré­sident de la Com­mis­sion de la trans­pa­rence, au sein de la Haute Au­to­ri­té de san­té. Cette com­mis­sion est char­gée d’éva­luer et de ré­éva­luer ré­gu­liè­re­ment tous les mé­di­ca­ments. A l’égard de la dom­pé­ri­done, l’avis de Gilles Bou­ve­not, spé­cia­li­sé dans la thé­ra­peu­tique, est clair : « Pres­crire a rai­son. Compte te­nu des ef­fets in­dé­si­rables et du fait qu’il existe beau­coup d’al­ter­na­tives thé­ra­peu­tiques, si j’étais en­core pré­sident de la com­mis­sion, je vo­te­rais pour son dé­rem­bour­se­ment. » Cette op­tion est le seul pou­voir de la com­mis­sion qui n’est pas com­pé­tente pour dé­ci­der du re­trait d’un pro­duit. Le pro­fes­seur mar­seillais va même plus loin : « Chaque fois qu’un mé­di­ca­ment n’a pas d’in­di­ca­tion sau­vant des vies et que ses ef­fets in­duisent une mor­ta­li­té, comme c’est le cas pour la dom­pé­ri­done, je suis fa­vo­rable à son re­trait. » Char­gé de ré­éva­luer ce mé­di­ca­ment en 2005, le Pro­fes­seur Bou­ve­not rap­porte que la com­mis­sion « n’a ja­mais eu une grande pas­sion pour ce pe­tit pro­duit » .

Le Pr Gilles Bou­ve­not. ( IP3/ MaxPPP/ Vincent Isore.)

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