Pa­ri­sa- t- ill’étof­fed’un­cham­piond’Eu­rope ?

Le Parisien (Paris) - - Sports - LE­VER­KU­SEN ( AL­LE­MAGNE) De nos en­voyés spé­ciaux DO­MI­NIQUE SÉVÉRAC AVEC S. D. M. ET F. G.

Au PSG, le pro­prié­taire qa­ta­rien s’est fixé un but : rem­por­ter la Ligue des cham­pions la sai­son pro­chaine, en mai 2015. A ce mo­ment- là, il dé­tien­dra le club de­puis quatre ans alors qu’il avait fait de la C1 un ob­jec­tif à at­teindre dans les trois à cinq ans. Le grand match à Le­ver­ku­sen ( 4- 0) per­met de rê­ver. Jus­qu’où ? nMeilleur En 2013, le PSG a été éli­mi­né en quart de fi­nale sans perdre face à Barcelone ( 2- 2 puis 1- 1). In­té­grer les huit meilleures équipes d’Eu­rope mar­quait une étape. Sauf ca­ta­clysme au re­tour contre Le­ver­ku­sen, le PSG in­té­gre­ra à nou­veau le top 8 en 2014. Cette per­ma­nence in­dique aus­si une pro­gres­sion. Pa­ris joue mieux et va sau­ter son 8e de fi­nale avec plus d’ai­sance qu’il n’avait fran­chi l’obs­tacle de Va­lence ( vic­toire 2- 1, puis 1- 1 au Parc), une équipe du même ton­neau que le Bayer. Le PSG pos­sède au­jourd’hui l’étoffe d’un de­mi- fi­na­liste. « Je pense que nous sommes ca­pables de faire un match comme ce­lui du Bayer face à Barcelone ou le Real Ma­drid, plaide Thia­go Sil­va, le ca­pi­taine. Si on joue comme main­te­nant, si on garde les pieds sur terre, on peut y ar­ri­ver. » Ma­tui­di af­firme aus­si : « Si on re­garde notre par­cours en Ligue des cham­pions, on réa­lise de très bons matchs. On a conscience qu’on est une grande équipe. » En termes de ta­lent col­lec­tif et d’ex­pé­rience, le PSG cor­res­pond aux stan­dards en vi­gueur d’un der­nier car­ré, qui avait réuni la sai­son pas­sée le Bayern, Dort­mund, le Bar­ça et le Real. nTout Pa­ris avance avec une phi­lo­so­phie de jeu ef­fi­cace : pos­sé­der le ballon et pro­cé­der en at­taques pla­cées. Pour mettre en place sa tac­tique, il dé­pend de son mi­lieu de ter­rain, dans son utilisation du ballon et sa ca­pa­ci­té à ré­pé­ter les ef­forts quand il l’a per­du. Il a été fa­bu­leux mar­di avec un trio Thia­go Mot­ta- Ver­rat­ti- Ma­tui­di dé­vas­ta­teur, sans doute au­teur de son meilleur match de la sai­son. Avec ces trois joueurs à ce ni­veau- là, le PSG peut voir ve­nir, même si son com­por­te­ment se­rait dif­fé­rent avec un ad­ver­saire qui aime au­tant le ballon que lui. Le PSG ap­plique peu ou prou le style de Barcelone, l’un des prétendants à la vic­toire fi­nale, le 24 mai à Lis­bonne. Les sta­tis­tiques pa­ri­siennes se rap­prochent en Ligue des cham­pions du mo­dèle ca­ta­lan : avec 702 passes réus­sies ( soit 90 % de son to­tal de passes), Mot­ta prend la roue de Xa­vi et ses 727 passes réus­sies ( 92 %), le meilleur dans ce do­maine. Ver­rat­ti en compte 559 ( 91 %), de­vant les 540 ( 94 %) de Bus­quets, et Ma­tui­di, même avec une dif­fé­rence no­table sur Inies­ta ( 384 passes réus­sies contre 482), de­meure à un taux très ac­cep­table : 85 % contre 87 % pour l’Es­pa­gnol. En termes de pos­ses­sion, Barcelone contrôle à 63 % le ballon en C1, 60 % pour le PSG. A son som­met, le mi­lieu pa­ri­sien n’a peut- être pas d’équi­valent ac­tuel­le­ment, hor­mis le Bayern Mu­nich. nI­bra­hi­mo­vic Le Sué­dois est de la trempe d’un Mes­si ou d’un Cris­tia­no Ro­nal­do, c’est- à- dire un joueur ca­pable de faire bas­cu­ler la par­tie à lui seul. « Avec un Zlatan à ce ni­veau- là, on peut al- ler très loin » , sou­rit Thia­go Sil­va qui sait son at­ta­quant dans la forme de sa vie. Mais même avec le re­tour de Ca­va­ni, sen­sa­tion­nel pour ses six pre­miers mois à Pa­ris, il n’est pas sûr que le PSG aligne une at­taque aus­si forte que les trios sui­vants : Mes­siNey­mar- Alexis San­chez ( ou Pe­dro) à Barcelone, Bale- Ben­ze­ma- Ro­nal­do au Real ou Ri­bé­ry- Rob­ben- Mand­zu­kic au Bayern. En re­vanche, le PSG n’a rien à en­vier à Chel­sea ( sauf Ha­zard évi­dem­ment), par exemple, mais par­vien­drait- il à se sor­tir du piège tac­tique que Mou­rin­ho ne man­que­rait pas de lui tendre ? « On ne peut pas af­fir­mer, après une par­tie, que nous sommes les meilleurs, tem­père Thia­go Mot­ta. Nous de­vons en­core nous amé­lio­rer même si nous avons réa­li­sé un bon match face à une belle équipe. » En écho, Si­ri­gu ajoute : « C’est en­core un peu tôt. Nous sommes contents de ce que nous avons réa­li­sé, mais c’est tout. Il faut conti­nuer et ne pas pen­ser à notre sta­tut. » « Il fau­dra un peu de chance au ti­rage au sort » , sou­ligne Van der Wiel, cons­cient que la ve­nue du Bayern Mu­nich au Parc en quart ré­dui­rait l’étoffe de de­mi- fi­na­liste qu’on prête au PSG. Hier. Foo­ting pour les ti­tu­laires à Le­ver­ku­sen, Max­well et Ibra sont res­tés en salle. Ca­va­ni pour­suit son travail de re­prise. Au­jourd’hui. Entraînement à huis clos. In­fir­me­rie. Ca­ma­ra ( mol­let). Ren­dez- vous. Tou­louse - PSG, 26e j. de L 1, di­manche à 14 heures.

BayArena ( Le­ver­ku­sen), mar­di. Le PSG de Ma­tui­di, Thia­go Mot­ta et Lu­cas a dé­mon­tré contre les Al­le­mands qu’il a toutes les qua­li­tés pour faire par­tie du der­nier car­ré.

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