Il mé­rite cent fois son brassard”

Le Parisien (Paris) - - Brésil 2014 - BER­TRAND MÉ­TAYER ( AVEC JU­LIEN LAU­RENS À LONDRES)

joueur de champ ca­pable de l’être pour le mo­ment » , note Ray­mond Do­me­nech. S’il lui a offert sa pre­mière cape, le 19 no­vembre 2008 face à l’Uru­guay ( 0- 0), l’an­cien sé­lec­tion­neur ne l’avait ja­mais pro­mu ca­pi­taine. « Sans être pé­jo­ra­tif avec Hu­go, c’est da­van­tage un choix par dé­faut, em­braye Jean- Mic h e l L a r q u é , 14 sé­lec­tions dont trois comme ca­pi­taine. Ce se­rait mal­ve­nu de nom­mer un des me­neurs de Knys­na. Et chez les jeunes, au­cun ne se ré­vèle ni n’im­pose son lea­der­ship. »

La désignation de Llo­ris n’a ja­mais son­né comme une évi­dence.

Gré­go­ry Cou­pet, an­cien gar­dien des Bleus A son ar­ri­vée en 2010, Laurent Blanc a d’abord pri­vi­lé­gié la ro­ta­tion ( Ma­lou­da, Abidal, Nas­ri et sur­tout Alou Diar­ra). Il a en­suite in­tro­ni­sé of­fi­ciel­le­ment son gar­dien avant l’Eu­ro 2012. De­puis son in­ves­ti­ture, Di­dier Des­champs lui a confié le ca­pi­ta­nat 17 fois en 18 matchs. Il a tou­te­fois at­ten­du un an pour le confir­mer ex­pli­ci­te­ment dans ce rôle. De­puis, il est in­dé­bou­lon­nable. « Il est et res­te­ra ca­pi­taine » , avait as­sé­né DD après les deux bou­lettes de son gar­dien en Bié­lo­rus­sie le 9 sep­tembre ( 4- 2).

« Si on s’est qua­li­fié pour l’Eu­ro 2012 et la Coupe du monde au Bré­sil, on peut dire mer­ci à Hu­go, rap­pelle Cou­pet. Spor­ti­ve­ment, il est ef­fi­cace et ré­gu­lier, il mé­rite cent fois son brassard. » « Je suis fier de le por­ter, confie Llo­ris. Ce­la ra­joute de la pres­sion, c’est vrai, mais ça ne m’in­hibe pas du tout. C’est une res­pon­sa­bi­li­té sup­plé­men­taire mais un gar­dien, par dé­fi­ni­tion, en a dé­jà beau­coup. »

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