« Yen a que pour les Rus­kovs, les mil­liar­daires ! »

Un em­ployéd ’hô­tel à Cour­che­vel 1850

Le Parisien (Paris) - - Municipales - SAINT- BON- COUR­CHE­VEL V. MD

Dans la com­mune ai­sée de SaintBon- Cour­che­vel, les 1 634 élec­teurs ont beau vivre au pa­ra­dis ( blanc ou vert), avoir qua­si­ment tous un em­ploi et un train de vie confor­table, ils ont aus­si, comme par­tout, leur lot de re­ven­di­ca­tions à l’ap­proche d’une élec­tion. « On a des pro­blèmes de riches » , sou­rit Ni­co­las Ro­che­dy, pa­tron de l’hô­tel 4 étoiles le Cha­bi­chou, « un gîte d’étape de luxe » comme il dit, com­pa­ré aux 18 voi­sins 5 étoiles. Il n’em­pêche, à Courche comme ailleurs, un sou est un sou. « Dé­pen­ser plus de 60 M€ dans le fu­tur centre aqua­tique, c’est de la fo­lie des gran­deurs » , cri­tique un sexa­gé­naire. « Y en a que pour les Rus­kovs, les mil­liar­daires, pour Mon­sieur Dior et Ma­dame Cha­nel, rien pour les gens du pays » , râle un char­gé de la main­te­nance dans un hô­tel qui trouve que les trois can­di­dats ont « des ego tel­le­ment sur­di­men­sion­nés » . Les pro­fes­sion­nels du tou­risme de­mandent au fu­tur maire de res­sus­ci­ter la sai­son es­ti­vale qui se meurt. « Il n’y a même pas de luge d’été ! On nous de­mande de jouer le jeu, de res­ter ou­vert, mais on ne nous ra­mène per­sonne à part des grues, des bull­do­zers, des tra­vaux. A une époque, on avait des mu­si­ciens co­réens qui ve­naient chez nous, mais ils sont par­tis à cause du bruit » , re­grette Fla­vien, le bu­ra­liste de Cour­che­vel 1850. Au chef- lieu SaintBon, comme dans les sta­tions de moindre al­ti­tude et les ha­meaux ( les Tra­vers comme on les sur­nomme ici), cer­tains ad­mi­nis­trés jugent que la mu­ni­ci­pa­li­té en « fait trop pour le haut » , pour les « bling- bling 1850 » . « Fau­drait quand même s’in­té­res­ser un peu au bas » , sug­gère un épi­cier re­mon­té comme un cou­cou.

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