La plu­partdes gé­né­ra­listes l’ont pres­crit

Le Parisien (Paris) - - Economie - D. R.

ais qui a pres­crit le Me­dia­tor aus­si mas­si­ve­ment ? Dans un cour­rier ac­com­pa­gnant la li­vrai­son des don­nées de san­té au col­lec­tif Ini­tia­tive Trans­pa­rence San­té, le di­rec­teur de la Cnam ap­porte des pré­ci­sions. En France, ex­plique Fré­dé­ric Van Roe­ke­ghem, « sur les 119 104 mé­de­cins li­bé­raux, 52 348 ont, en 2009, pres­crit au moins une fois du Me­dia­tor. Par­mi ceux- ci, 44 275 sont des gé­né­ra­listes » . Un nombre in­croyable, sa­chant qu’à

Ml’époque la France comp­tait en­vi­ron 53 000 gé­né­ra­listes li­bé­raux. Le ca­nal des gé­né­ra­listes re­pré­sente donc à lui seul 92,3 % des pres­crip­tions. Ces don­nées nou­velles dé­montrent que plus de huit mé­de­cins sur dix ac­cep­taient en­core de pres­crire du Me­dia­tor en 2009, alors même que, de­puis 2007, la pneu­mo­logue Irène Fra­chon ti­rait la son­nette d’alarme et que cer­taines Caisses d’as­su­rance ma­la­die pour­sui­vaient les mé­de­cins pour pres­crip­tions hors AMM. Irène Fra­chon tient ce­pen­dant à mo­du­ler la res­pon­sa­bi­li­té des mé­de­cins. « Il y avait une forte de­mande des pa­tientes, dit- elle. Mais, sur­tout, beau­coup de gé­né­ra­listes se sont lais­sé ber­cer par le ron­ron de Ser­vier qui leur di­sait : Si ça ne fait pas de bien, ça ne fait pas de mal. Plu­sieurs mé­de­cins ont in­ter­ro­gé Ser­vier par écrit sur les dan­gers du Me­dia­tor ; ja­mais Ser­vier n’a évo­qué le moindre risque. »

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