Le­ven­dre­di, àLondres, c’es­ta­pé­roau­bu­reau

Dé­cap­su­le­ru­ne­biè­reau­tra­vail avec ses col­lègues est ten­dance en­fin­de­se­mai­ne­dans­la ca­pi­tale.

Le Parisien (Paris) - - Société - JU­LIEN LAU­RENS

Ils ont in­ven­té le « ca­sual fri­day » ( « ven­dre­di dé­ten­du » ) , qui vous per­met de vous ha­biller comme vous le sou­hai­tez pour al­ler tra­vailler, no­tam­ment en jean, à l’in­verse des autres jours de la se­maine où le dress code est plus tra­di­tion­nel. Et, au­jourd’hui, les An­glais suc­combent à une nou­velle mode au bou­lot. Dé­sor­mais, le ven­dre­di à 17 heures, dans des bu­reaux lon­do­niens, c’est l’heure de sor­tir les bières au mi­lieu de l’open space et de ter­mi­ner la se­maine en beau­té. Plu­tôt que d’al­ler dans un pub sur­peu­plé, la ten­dance est de s’of­frir une pinte entre col­lègues. Un peu comme un apé­ro, un pot, sauf que c’est toutes les se­maines le même j our et que per­sonne n’est sur le dé­part ou ne fête une nais­sance ou un ma­riage !

Dans l’est de la ca­pi­tale, no­tam­ment, le concept fait fu­reur. La consom­ma­tion d’al­cool dans les bu­reaux n’est pas in­ter­dite mais elle est ré­gu­lée par la loi bri­tan­nique, lais­sant aux pa­trons le contrôle sur les quan­ti­tés bues. « Il suf­fit sim­ple­ment de faire confiance à ses em­ployés et de les res­pon­sa­bi­li­ser, ex­plique Phil Town­send, di­rec­teur d’une star­tup spé­cia­li­sée dans l’in­for­ma­tique. Et puis le but n’est pas de se saou­ler mais de se re­laxer, prendre du plai­sir et dis­cu­ter. De­puis la mise en place du beer fri­day, j’ai pu noter un nouvel état d’es­prit au sein de l’en­tre­prise. » On parle un peu de travail et de la se­maine écou­lée, beau­coup des plans du week- end à ve­nir, mais aus­si de soi. « C’est utile pour ap­prendre à mieux se connaître. C’est im­por­tant de tra­vailler dans une bonne am­biance et ça y contri­bue » , confie Ian, un cadre de la boîte.

Cer­tains en pro­fitent. La so­cié­té Desk­Beers pro­pose un ser­vice qui cor­res­pond par­fai­te­ment à la de­mande. Chaque ven­dre­di à la même heure, elle livre une nou­velle marque de bière à votre bu­reau. Pas des bières com­mer­ciales que l’on trouve au su­per­mar­ché. Des bières plus ori­gi­nales, is­sues des nom­breuses dis­til­le­ries ar­ti­sa­nales lon­do­niennes, comme il en pousse un peu par­tout en ce mo­ment dans la ca­pi­tale.

Le suc­cès est tel qu’il y a au­jourd’hui une liste d’at­tente pour de­ve­nir client. « On s’est aper­çu par ex­pé­rience per­son­nelle qu’al­ler au pub n’était pas for­cé­ment idéal, ra­conte Steve Mar­shall, le di­rec­teur de cette so­cié­té créée à New York. C’est souvent bon­dé, ça peut être coû­teux et bruyant. Les gens aiment souvent leur bu­reau et ils aiment les bières. On a dé­ci­dé de cou­pler les deux. »

C’est im­por­tant de tra­vailler dans une bonne

am­biance et ça y contri­bue”

Ian, cadre dans une start- up

( DR.)

Le moins coû­teux et moins bruyant que par­ta­ger un verre dans un bar, fait fu­reur outre- manche.

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