« Cet­te­sé­rie, c’est­ma­vie ! »

D 8, 20 h 50. « Call the Mid­wife » dé­diée aux sages- femmes a sé­duit Lauriane, qui exerce en­ma­ter­ni­té àPa­ris.

Le Parisien (Paris) - - Télévision Et Médias - Pro­pos re­cueillis par CHAR­LOTTE MO­REAU

les sé­ries mé­di­cales comme Grey’s Ana­to­my. Là, pas du tout, l’as­pect mé­di­cal est très vite pas­sé au se­cond plan tel­le­ment j’étais émue par les his­toires qui étaient ra­con­tées. » In­tem­po­relle. « Peu im­porte si les tech­niques ont chan­gé. La pré­ca­ri­té des Lon­do­niennes dé­fa­vo­ri­sées de l’époque fait écho, par exemple, aux mères sans pa­piers que nous cô­toyons au­jourd’hui. Sur le plan mé­di­cal, il y a bien sûr des dif­fé­rences. Je n’ai ja­mais ren­con­tré dans ma car­rière la MST que l’on voit dans le pre­mier épi­sode, le chancre sy­phi­li­tique ! En re­vanche, le bé­bé qui sort noir alors que les deux pa­rents sont blancs, ça, oui… D’ailleurs, il faut sa­luer l’as­pect des nou­veau- nés dans la sé­rie, ils sont bluf­fants. » Réa­liste. « Dans l’ima­gi­naire col­lec­tif, le travail de sage- femme est ré­pé­ti­tif, et consiste à en­chaî­ner en per­ma­nence les mêmes gestes. Mais notre in­ter­ven­tion n’est pas seule­ment mé­di­cale, on aide les femmes dans leur par­cours de vie. Les his­toires per­son­nelles, cultu­relles et psy­cho­lo­giques de chaque pa­tiente sont dif­fé­rentes, c’est ce qu’on voit très bien dans Call the Mid­wife et qui fait qu’en tant que sage- femme on s’iden­ti­fie tout de suite. Ça dresse même un portrait plus fi­dèle de notre mé­tier que cer­tains­do­cu­men­taires ac­tuels comme Ba­by Boom ( NDLR : dif­fu­sé sur TF 1) qui, à mes yeux, manquent en­core de pé­da­go­gie. »

( LP/ Jean- Bap­tiste Quen­tin.)

Ver­sailles ( Yve­lines), hier. Lauriane, sage- femme, trouve que la sé­rie « Call the Mid­wife » dif­fu­sée sur D 8 dresse un portrait très fi­dèle de sa pro­fes­sion.

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