Coupdecoeur Ma­man Fo­res­ti ré­gale

Le Parisien (Paris) - - Télévision Et Médias - C. BA.

Plus en­core que les re­li­gions, la mort ou la ma­la­die, il est un su­jet hau­te­ment ta­bou en hu­mour : les en­fants. Parce qu’au risque de cho­quer s’ajoute ce­lui, pis en­core, d’en­fi­ler les ba­na­li­tés. Avec « Mo­ther­fu­cker » , joué en 2009 à la suite de la nais­sance de sa fille To­ni, Flo­rence Fo­res­ti s’em­pare pour­tant de ce thème avec brio. La tor­nade brune évoque le cal­vaire de la gros­sesse ( « une gas­tro qui dure neuf mois » ) , l’en­nui mor­tel des après- mi­di sur le banc d’un square ou l’égo­cen­trisme des en­fants ( « C’est moi je, moi je… » ) .

Fo­res­ti n’hé­site pas à se mo­quer de ces chères têtes blondes : « Ils ont quand même un hu­mour de merde, les en­fants. Tu leur colles deux ma­rion­nettes, ils sont écla­tés pend a n t q u a t r e jours… »

Plus tard, elle ra­conte l’ab­sur­di­té qu’il y a à les faire jouer avec des livres sur les bruits de la ferme alors qu’ils gran­dissent « en­tou­rés de klaxons » .

En­fin, elle nous fait hur­ler de rire lors­qu’elle ra­conte à sa fille qu’elle a une ju­melle ma­lé­fique qui ne l’en­tend pas pleu­rer la nuit, la laisse « tom­ber de la pous­sette sur du bé­ton ar­mé » ou rentre ivre au pe­tit ma­tin… Et elle nous dé­com­plexe avec bon­heur.

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