Bou­te­fli­ka doit- il bri­guer un nou­veau man­dat ?

Le Parisien (Paris) - - Politique -

« Bou­te­fli­ka a bien oeu­vré pour l’Al­gé­rie, pour ré­con­ci­lier le pays. Il a aus­si mis en place une po­li­tique qui nous concerne, — les Al­gé­riens qui vivent à l’étran­ger —, pour nous in­ci­ter à in­ves­tir au pays. Bien sûr, il est âgé et ma­lade, vient souvent se faire soi­gner à Pa­ris. Mais, s’il ne se re­pré­sente pas, je ne suis pas sûr qu’il y ait quel­qu’un d’autre ca­pable d’as­su­mer le rôle de pré­sident. »

« Non, parce qu’il y a peu de chances qu’il sur­vive à

son man­dat. Il a fait de bonnes choses pour l’Al­gé­rie mais n’a plus la force né­ces­saire pour être pré­sident. Je m’at­tends à ce que le FLN an­nonce un can­di­dat plus jeune pour le rem­pla­cer. Mais, s’il est ré­élu, en cas de dé­cès, il se­ra rem­pla­cé sans que les Al­gé­riens se pro­noncent. On au­ra en­core un leader im­po­sé, un mi­li­taire qui ne re­pré­sente pas le peuple. »

« Oui et non. Bien sûr, vu son état de san­té, il de­vrait se re­ti­rer. Mais qui pour­rait le rem­pla­cer ? Le pré­sident Bou­te­fli­ka a ap­por­té de la sta­bi­li­té et de la sé­cu­ri­té en Al­gé­rie. Les gens vivent dans de meilleures condi­tions. Ça m’a en­cou­ra­gé à in­ves­tir dans l’im­mo­bi­lier là- bas. Et mon ma­ri y tra­vaille. Mais, si des bar­bus ac­cé­daient à la pré­si­dence, je me sen­ti­rais beau­coup moins ras­su­rée. »

« Oui. Je se­rai à Al­ger le 17 avril, pour l’élec­tion. Et s’il est can­di­dat, je vo­te­rai pour lui. Son âge, c’est li­mite, mais il a fait du bon bou­lot, mieux que les autres pré­si­dents. Il a fait construire des hô­pi­taux, des au­to­routes, plein de choses utiles aux gens. Il a éta­bli la confiance dans le monde des af­faires et il y a main­te­nant plus d’en­tre­prises étran­gères qui in­ves­tissent en Al­gé­rie. » « Il est trop vieux et trop ab­sent. Dans son état, à quoi peut- il ser­vir ? Pas à dé­fendre les in­té­rêts des Al­gé­riens, en tout cas. Ses dé­fen­seurs disent qu’il a sta­bi­li­sé le pays après la guerre ci­vile mais, en fait, lui n’y est pour rien. Ce sont les mi­li­taires qui ont mis fin à la crise. Et puis, quatre man­dats de suite, ça n’existe nulle part ailleurs ! C’est le temps de l’al­ter­nance, si pos­sible avec un pré­sident jeune ! »

Ali Be­nouah­ri

43 ans, re­cherche un em­ploi

Pa­ris ( XIXe)

Ham­za Oua­rab

38 ans, ca­fe­tier

Pa­ris ( XVIIIe)

Nou­ra Si Fo­din

29 ans, agent EDF

Pa­ris ( XIIe)

Lou­nès Achou­ri

74 ans, re­trai­té

Pa­ris ( Xe)

Dji­la­li Lad­jaj

43 ans, gé­rant Pa­ris ( XVIIIe)

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.