Com­mentl’OM­gè­re­son­pé­ril­jeune

Ligue1/ Mar­seille - Lo­rient

Le Parisien (Paris) - - Sports - MAR­SEILLE ( BOUCHES- DU- RHÔNE) De notre cor­res­pon­dant MA­THIEU GRÉ­GOIRE

Ah, cette classe bi­be­ron de l’OM, elle se­ra dé­ci­dé­ment l’at­trac­tion de la sai­son ! Cette se­maine, on a ap­pris qu’il n’y avait pas ou plus de va­leurs au PSG, se­lon Flo­rian Thau­vin, qui se livre dans le ma­ga­zine « Sur­face » . Une phrase spon­ta­née qui per­met de pré­chauf­fer le cla­si­co, ther­mo­stat 7 de la po­lé­mique, mais éclipse aus­si la belle in­té­gra­tion du gar­çon, pré­sé­lec­tion­né pour la pre­mière fois par Di­dier Des­champs en vue de France - Pays- Bas. Les quatre mi­nots de l’OM ( Ben­ja­min Men dy, Gian­nel­li Im­bu­la, Ma­rio Le­mi­na et le cin­glant Thau­vin), âgés de 19 à 21 ans, soufflent le show et l’ef­froi de­puis leur re­cru­te­ment l’été der­nier. Avant Bas­tia ( 3- 0, le 8 fé­vrier), l’en­traî­neur Jo­sé Anigo, qui n’aime pas lire la presse, s’est for­cé à dé­cou­per des ar­ticles élo­gieux sur eux pour consti­tuer un dos­sier et les dé­fendre de­vant les sui­veurs.

A Saint- Etienne ( 1- 1), di­manche, il n’en a ti­tu­la­ri­sé au­cun dans une équipe de com­bat. Alors, yin ou yang, les jeu­nots ? « C’était en fonc­tion de l’ad­ver­saire, je ne veux pas les mettre en op­po­si­tion avec les autres, ils ont d’ailleurs beau­coup joué cette sai­son, dit Anigo. Ça n’a rien de né­ga­tif. » Il pré­cise sa pen­sée : « Ils sont dans une grosse écu­rie, ils doivent ap­prendre le job, ça n’en­lève rien à leur qua­li­té ou leur ta­lent. »

Le pré­sident Vincent La­brune, grand ar­ti­san de leur ve­nue, joue avec sa mèche, de plus en plus blanche, et confie : « Peut- être qu’on les a lan­cés trop tôt, trop vite dans le grand bain mar­seillais. Quand on voit les dé­buts spec­ta­cu­laires de Gian­nel­li, c’est com­pli­qué à gé­rer en­suite. Mais la ques­tion de l’in­té­gra­tion, elle se pose pour un in­ter­na­tio­nal comme Di­mi­tri Payet, qui doit être prêt tout de suite. Pas pour des jeunes qui doivent gran­dir ici. Don­nez- leur du temps. » nRap­pel Lu­cas Mendes, le dis­cret dé­fen­seur cen­tral, y va d’une re­marque avi­sée : « J’ai beau­coup en­ten­du que les jeunes Fran­çais ne tra­vaillaient pas beau­coup… c’est peut- être vrai. Mais leur menta­lité a chan­gé, ils tra­vaillent un peu plus. » La sen­ti­nelle Alaixys Ro­mao, sus­pen­du cet après- mi­di, no­tait ain­si la se­maine

des va­leurs

der­nière une amé­lio­ra­tion du travail dé­fen­sif d’Im­bu­la. Si Men­dy plane par­fois, se­lon l’ex­pres­sion d’un membre du staff, ses re­tards ré­pé­tés à l’entraînement de l’ère Baup se sont at­té­nués.

Cer­tains res­tent scep­tiques comme ce res­tau­ra­teur du Vieux- Port, spé­cia­li­sé dans les su­shis, qui l’avait en­voyé se cou­cher à la veille de l’OM - PSG ( 1- 2) d’oc­tobre der­nier : « Il ve­nait com­man­der après 23 heures, un sa­me­di soir, en plein centre- ville ! Comme s’il ne com­pre­nait pas où il était. »

Quand Ch­ris­tian Ca­tal­do, leader des Dod­gers, a apos­tro­phé Im­bu­la et Men­dy lors de la réu­nion joueurs- sup­por­teurs du 28 jan­vier, en leur rap­pe­lant les va­leurs de l’OM ( « un club qui en a ! » ) , le vieux Sou­ley­mane Dia­wa­ra a co nclu d’un « bien par­lé. »

( Presse sports.)

Thau­vin et Im­bu­la..

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