Jour­née­blan­che­pour­les­filles

Le Parisien (Paris) - - Jeuxolympiques D'hiver - ÉRIC BRU­NA ( AVEC D. C.)

grette- t- elle. Mais mon ca­rac­tère est comme ça. »

Ophé­lie Da­vid, 37 ans, avait pro­mis de rap­por­ter une mé­daille de ski­cross à sa fille. « Je ra­mè­ne­rai du cho­co­lat, glisse- t- elle, amère. Quelque part, ça doit être mon des­tin. Il y a quatre ans, fa­vo­rite à Van­cou­ver, elle avait chu­té en quarts de fi­nale. Bis re­pe­ti­ta hier en fi­nale, à 10 se­condes de l’ar­ri­vée, alors que le bronze était au bout de ses skis. Tel­le­ment cruel. nA « Je suis ab­so­lu­ment dé­goû­tée, lâche Ophé­lie. C’est la 3e fois que je vis des JO, la 2e fois en étant en passe de ga­gner une mé­daille. Je vou­lais l’or mais, quand on a les yeux plus gros que le ventre, peut- être qu’à un mo­ment on n’est pas rai­son­nable. En même temps, c’est quand on n’est

trop vou­loir bien faire…

pas rai­son­nable que ça marche. Le sport est ma­gni­fique… »

Pour Ma­rie- Laure Bru­net, il a plu­tôt vi­ré au tra­gique. Vic­time d’un ma­laise, la pre­mière re­layeuse du 4 x 6 km de biathlon s’est ef­fon­drée sur la piste quelques hec­to­mètres après son pre­mier tir cou­ché. Pro­vo­quant bien en­ten­du l’aban­don de l’équipe de France. « Elle a fait un ma­laise va­gal, ex­plique Tho­mas La­croix, le mé­de­cin des bi­ath­lètes, après un exa­men cli­nique com­plet et un élec­tro­car­dio­gramme. C’est sans doute dû à un contexte émo­tion­nel im­por­tant. » En clair, la double mé­daillée de Van­cou­ver 2010 ( bronze en pour­suite in­di­vi­duelle et ar­gent en re­lais), à la traîne de­puis le dé­but des Jeux, a sans doute, comme Noens et Da­vid, vou­lu trop bien faire. Jus­qu’à s’en rendre ma­lade…

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