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Li­gue­des­cham­pions( pha­se­de­poules)/ PSG- Var­darS­kopje Mik­kelHan­sen, ar­rière pa­ri­sien

Le Parisien (Paris) - - Sports Ile- De- France -

Jouer sans sys­tème clair, même pour une bonne équipe, c’est dif­fi­cile ! Contre Barcelone ( NDLR : dé­faite 38- 28), on a vu une équipe qui était bien pré­pa­rée et une autre qui ne l’était pas ! Eux sa­vaient quoi faire, dans n’im­porte quelle si­tua­tion. On peut tou­jours perdre un match, mais pas de 10 buts et pas comme on l’a fait ! Il faut qu’on ait à coeur de prou­ver qu’on est meilleurs que ça.

Fi­na­liste mal­heu­reux du der­nier Eu­ro qu’il jouait à do­mi­cile, l’ar­rière in­ter­na­tio­nal danois Mik­kel Han­sen n’a pas vrai­ment eu l’oc­ca­sion de se re­mon­ter le mo­ral avec son club. A l’aube de dé­fier le Var­dar Skopje, dans un match ca­pi­tal pour pré­ser­ver une avan­ta­geuse 2e place du groupe dans l’op­tique des 8es de fi­nale ( lire en­ca­dré), l’une des stars pa­ri­siennes évoque, sans langue de bois, les sou­cis de ren­de­ment de son équipe et les es­poirs de ré­veil qu’a sus­ci­tés la vic­toire de­vant Tou­louse ( 32- 28) mer­cre­di en cham­pion­nat. Etait- il im­pé­ra­tif de re­nouer avec le suc­cès avant de dé­fier le Var­dar ? MIK­KEL HAN­SEN. Tout le monde a be­soin de ga­gner. Mais on a très bien joué contre Tou­louse, en par­ti­cu­lier les qua­rante pre­mières mi­nutes. For­cé­ment, ça fait du bien. Main­te­nant un gros match arrive, contre le Var­dar, qui est de­ve­nu un pe­tit Ma­drid de­puis que l’an­cien bras droit de Ta­lant Du­j­she­baev ( NDLR : l’Es­pa­gnol Raul Gon­zales) l’a re­pris en jan­vier. Ça va être in­té­res­sant de se me­su­rer à eux… Car on est tous d’ac­cord pour dire qu’on n’a pas été bons ces der­niers temps. Comment l’ex­pli­quez- vous ?

On n’a pas de for­mat clair de com­mu­ni­ca­tion”

Ce­la si­gni­fie- t- il que vous avez été tou­chés dans votre or­gueil ? Bien sûr qu’on a été vexés. J’ai joué à Barcelone, et mon der­nier pas­sage là- bas, c’était une fi­nale de Fi­nal Four. Alors for­cé­ment, c’est dur de re­ve­nir dans cet en­droit fan­tas­tique et de ne pas faire mieux que ça. Comment ex­pli­quez- vous l’énorme dif­fé­rence de com­por­te­ment entre le match de Barcelone et ce­lui de Tou­louse ? Barcelone et Tou­louse sont in­com­pa­rables à bien des ni­veaux. En France, on s’ap­puie beau­coup sur les in­di­vi­dua­li­tés. En Eu­rope, ça joue plus en équipe en se ba­sant sur un sys­tème clair et sur la ma­nière dont ce­lui- ci peut ai­der à t’en sor­tir, même quand tu n’es pas au mieux. A Barcelone, on n’a pas été bons et on ne trou­vait pas de so­lu­tion. Et se­lon moi, c’est un pro­blème qu’on a de­puis le dé­but de sai­son. Il y a aus­si eu un manque d’en­vie et de so­li­da­ri­té chez les joueurs… Non. C’est juste qu’on souffre d’un manque de confiance en nous. On

( à droite) n’a pas de for­mat clair de com­mu­ni­ca­tion, du coup per­sonne n’est sûr de ce que son par­te­naire va faire. Ça se joue par­fois à quelques se­condes, mais c’est un laps de temps énorme au hand­ball. En at­taque, comme en dé­fense, si tu n’es pas sûr du pla­ce­ment du gars à cô­té, ça ne peut pas être par­fait. Et quand tu joues Barcelone, tu dois ré­ci­ter ta par­ti­tion à la per­fec­tion pour ri­va­li­ser. C’est quand même étonnant de voir que tous nos in­ter­na­tio­naux ont été très bons à l’Eu­ro et qu’à leur re­tour ils n’ont plus le même ni­veau.

Ivry- sur- Seine ( Val- de- Marne), le 9 oc­tobre 2013. « Jouer sans sys­tème clair, même pour une bonne équipe, c’est dif­fi­cile ! » ana­lyse l’ar­rière Mik­kel Han­sen pour expliquer les ré­centes contre- per­for­mances des Pa­ri­siens de Phi­lippe Gardent.

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