Unef­fet In­ter­net in­dé­niable

Le Parisien (Paris) - - Société - C. M.

En cas de crise, pour être ras­su­rés, le pre­mier ré­flexe chez 74 % des per­sonnes iden­ti­fiées comme hy­po­con­driaques, tou­jours se­lon l’étude Ifop, c’est la re­cherche d’in­for­ma­tions sur In­ter­net. Les sites d’in­fos mé­di­cales y sont en ef­fet nom­breux et ex­trê­me­ment consul­tés. Une dé­marche qui, pour beau­coup, pro­duit l’ef­fet in­verse ( 64 %) en aug­men­tant la peur d’être réel­le­ment at­teint par une ma­la­die. 59 % d’entre eux iront voir leur mé­de­cin trai­tant pour dis­si­per leurs in­quié­tudes, 44 % pren­dront même ren­dez- vous au­près de plu­sieurs pro­fes­sion­nels de san­té. A contra­rio, cer­tains hy­po­con­driaques se montrent plu­tôt pas­sifs. « Semblent ain­si co­exis­ter deux at­ti­tudes, la pre­mière cor­res­pon­dant à la sur­con­sul­ta­tion ou à la sur­re­cherche d’in­for­ma­tions en cas de soup­çon de ma­la­die et la se­conde cor­res­pon­dant à une ten­ta­tive d’évi­te­ment » , pré­cise l’étude. A titre d’exemple, d’après le son­dage, sur les 7 % de la po­pu­la­tion qui fuit les tests de dé­pis­tage du can­cer, 19 % sont des hy­po­con­driaques qui ont peur de l’éven­tuelle mau­vaise nou­velle. Les at­ti­tudes dif­fèrent tou­te­fois en fonc­tion des gé­né­ra­tions. Fa­mi­liers des nou­velles tech­no­lo­gies, les plus jeunes ont ten­dance à surfer sur la Toile mais aus­si à en dis­cu­ter avec leurs proches pour se tran­quilli­ser. La fi­gure ras­su­rante du « doc­teur » opère da­van­tage au­près des per­sonnes plus âgées. Ain­si, 64 % des 35 ans et plus, et même 83 % des se­niors, dé­clarent consul­ter leur mé­de­cin en cas de craintes.

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