« Nou­sal­lons­pour­sui­vre­la­di­rec­tion »

Le Parisien (Paris) - - Faits divers - L. C.

Fré­dé­ric Ma­rin, le père d’Agnès, le dit sans dé­tour : s’il se ré­jouit d’une fer­me­ture du col­lège Cé­ve­nol, il re­grette qu’elle n’in­ter­vienne pas de son fait. Néan­moins, il compte bien agir aus­si à ce ni­veau. « Nous al­lons pour­suivre la di­rec­tion de l’époque et l’as­so­cia­tion, avant qu’elle ne dis­pa­raisse. Ce n’est pas à nous de dire s’il y a eu faute ou pas, mais nous vou­lons com­prendre, iden­ti­fier les dys­fonc­tion­ne­ments et y pal­lier si be­soin. Pour Agnès, mais aus­si pour les autres pa­rents, qui sont en droit de sa­voir si leur en­fant est en sé­cu­ri­té, c’est le mi­ni­mum. »

Après avoir de­man­dé la ra­dia­tion de l’ex­pert ayant conclu que Mar­tin ne pré­sen­tait « pas de dan­ge­ro­si­té » , alors que le jeune avait com­mis un pre­mier viol, et as­si­gné l’Etat pour faute lourde pour les man­que­ments dans son sui­vi psy­chia­trique, la fa­mille d’Agnès Ma­rin en­tend bien de­man­der des comptes au Cé­ve­nol, no­tam­ment à son ex- di­rec­teur. « Quand on a vingt ans de mé­tier et qu’on sait qu’un élève a fait de la pré­ven­tive, mi­neur, pour des faits de na­ture sexuelle, on se pose un mi­ni­mum de ques­tions » , es­time Fré­dé­ric Ma­rin. Il sou­ligne aus­si que Mar­tin, mal­gré deux pas­sages en con­seil de dis­ci­pline — pour des connexions à des sites por­no­gra­phiques et l’ex­hi­bi­tion de sa pe­tite amie te­nue en laisse —, n’avait fi­na­le­ment pas été ex­clu.

« Au pro­cès, per­sonne ne se rap­pe­lait plus de rien, per­sonne ne s’est même ex­cu­sé. Ils m’ont sem­blé to­ta­le­ment dé­con­nec­tés des consé­quences de leurs dé­ci­sions, comme si on était en train de par­ler d’un vol de vé­lo » , re­grette le père d’Agnès.

Mar­tin, condam­né en juin à la ré­clu­sion à per­pé­tui­té, lui, a fait ap­pel. Un nou­veau pro­cès de­vrait avoir lieu avant la fin de l’an­née.

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