Les re­layeurs ratent la cible...

Le Parisien (Paris) - - Jeux Olympiques D'hiver - LAURA É. B.

« J’ai pris zé­ro plai­sir. » Hier soir, Mar­tin Four­cade a quit­té Laura, le stade de ses ex­ploits in­di­vi­duels, sur un goût amer. Au mi­lieu des cris de joie des sup­por­teurs, bé­né­voles ou jour­na­listes russes, trop heu­reux de voir leur re­lais dé­cro­cher une inattendue mé­daille d’or. Les Bleus, eux, ont fi­ni loin, à une 8e place ( à 1’ 30’’ 5), presque anec­do­tique.

Pour la pre­mière fois de­puis Na­ga­no, en 1998, la France re­vient sans mé­daille ( gar­çon ou fille) en re­lais. Un sa­cré pa­ra­doxe à l’heure où elle pos­sède le meilleur bi­ath­lète du monde… « C’est une dé­faite col­lec­tive, glisse le double cham­pion olym­pique. C’est dom­mage de fi­nir les Jeux là- des­sus. On est très loin de notre ni­veau et, sur­tout, de la ba­taille. C’est ce qui m’em­bête. »

Il faut dire que le qua­tuor tri­co­lore n’a pas abor­dé l’épreuve dans les meilleures condi­tions. Alors que Mar­tin, souf­frant, était long­temps res­té in­cer­tain, c’est son frère Si­mon qui a dû rendre les armes, vic­time of­fi­ciel­le­ment d’une gas­tro- en­té­rite. Et rem­pla­cé, une de­mi- heure avant le dé­part, par Alexis Boeuf pour lan­cer les hos­ti­li­tés. « Sans men­tir, j’ai pris un coup quand j’ai ap­pris que Si­mon ne cou­rait pas, ex­plique Mar­tin. Je n’ai ja­mais vou­lu faire de dis­tin­go entre mon frère et mes co­équi­piers, mais j’avais

cet­teen vie d’ap­por­ter ça à une per­sonne qui m’est tel­le­ment chère. »

Mar­tin Four­cade.

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