« La pas­sion du vé­lo a été la plus forte… »

Fränk Schleck, 3e duTour2011 , de re­tour d’un an de sus­pen­sion

Le Parisien (Paris) - - Jeux Olympiques D'hiver - MAS­CATE ( OMAN) De notre en­voyé spé­cial Pro­pos re­cueillis par LIO­NEL CHAMI

L’aî­né des frères Schleck, 33 ans, re­vient aux cô­tés d’An­dy, 28 ans, après avoir été privé de com­pé­ti­tion en 2013 à la suite d’une sus­pen­sion d’un an. A l’en­tendre cette se­maine sur le Tour d’Oman, le tan­dem luxem­bour­geois, 2e ( An­dy) et 3e sur le po­dium du Tour 2011, est en­core ca­pable de grandes choses. Comment avez- vous fait pour gar­der le contact du­rant presque une an­née et de­mie éloi­gné des pe­lo­tons ? FRÄNK SCHLECK. On en a as­sez par­lé et c’est du pas­sé… Je suis res­té mo­ti­vé parce que je sa­vais que je n’avais rien fait de mal. Et c’est ce que l’UCI, l’AMA et l’Agence an­ti­do­page luxem­bour­geoise ont consta­té ( NDLR : l’hy­po­thèse d’un com­plé­ment ali­men­taire conta­mi­né a été ad­mise pour expliquer la pré­sence

de xi­pa­mide, un diu­ré­tique). Le vé­lo, l’entraînement quo­ti­dien m’ont fait du bien. Et puis on est une vieille fa­mille cy­cliste, on adore ça. La pas­sion du vé­lo a été la plus forte. Il y avait tou­jours mon fran­gin qui n’était pas loin. Il y avait Laurent Di­dier et Bob Jun­gels ( des équi­piers chez Trek). J’ai par­ti­ci­pé à cer­tains stages, j’ai tra­vaillé seul, fait beau­coup de ki­lo­mètres der­rière une mo­to avec mon père pour gar­der le rythme. Quand je fai­sais des sor­ties avec An­dy, Jun­gels ou Di­dier, j ’ avais quand même des points de re­pères. Nou­velle équipe, nou­veau dé­part, les Schleck vont- ils faire mal à nou­veau ? Ab­so­lu­ment ! Tout est réuni pour que nous re­trou­vions notre ni­veau. On me de­mande sans cesse si nous al­lons ga­gner le Tour. Je ré­ponds que nous avons ter­mi­né 2e et 3e, que nous avons ter­mi­né l’un et l’autre un cer­tain nombre de fois dans les dix pre- miers. Tout ce qui est au- des­sus, il faut que ce­la reste un rêve… Mais il faut qu’on croie en notre ca­pa­ci­té à re­ve­nir et à pou­voir ga­gner l e Tour. Mais il faut être très clair, je ne sais pas si ça ar­ri­ve­ra. Mais on a une su­per équipe et un très beau nou­veau pro­jet. Vous al­lez être pa­pa, An­dy et toi, ain­si que Steve, votre frère aî­né… An­dy va avoir un gar­çon ( le mois pro­chain), mon frère aî­né ( Steve, 36 ans) et moi ( en avril) une fille. Moi, je connais dé­jà. Leea va avoir 4 ans. J’ai eu le grand bon­heur de l’ame­ner sur le po­dium du Tour de France. J’ai­me­rais bien le re­faire

Il faut qu’on croie, mon frère et moi, en notre ca­pa­ci­té à pou­voir ga­gner le Tour”

avec la deuxième… Men­ta­le­ment, ça te booste, même si bien sûr les nuits sont plus courtes et les res­pon­sa­bi­li­tés plus grandes. Vous étiez tom­bé sur les pa­vés du Tour en 2010, re­dou­tez- vous l’étape du 9 juillet ? Je res­pecte les pa­vés, mais je n’en ai pas peur. J’ai hâte d’y re­tour­ner même si je m’y suis cas­sé la cla­vi­cule. Je me rap­pelle que j’avais abor­dé les pa­vés en 4e po­si­tion et que, sans cette chute, je les au­rais pas­sés avec An­dy et Fa­bian ( Can­cel­la­ra), qui nous pi­lo­tait à mer­veille. Ça va être un grand atout. Les pa­vés et moi, on a un compte à ré­gler. J’ai une carte à leur re­tour­ner. Je les vois plu­tôt comme un avan­tage. Les autres vont de­voir pas­ser aus­si…

Al Bus­tan ( Oman), mer­cre­di. De re­tour dans le pe­lo­ton après sa sus­pen­sion, Fränk Schleck en­tend re­trou­ver le ni­veau qui lui avait per­mis de grim­per sur le po­dium du Tour.

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