Le PSG joue en­fin les gros bras

Le Parisien (Paris) - - Sports Ile-De-France - STÉ­PHANE BIAN­CHI

C’était, bien sûr, le meilleur moyen de s’as­su­rer l’avan­ta­geuse deuxième place du groupe C. Celle qui per­met de croi­ser la route d’un troi­sième de poule ( les Slo­vènes de Celje et les Danois d’Aal­borg sont qua­li­fiés, les Po­lo­nais de Kielce en bal­lot­tage fa­vo­rable) et offre l’avan­tage de jouer le match re­tour des 8es de fi­nale à do­mi­cile. Le scé­na­rio idoine, aus­si, pour re­mettre les pen­dules à l’heure et va­li­der, trois jours après les pré­mices en­tre­vues face à Tou­louse en cham­pion­nat, la mise en marche de l’opé­ra­tion re­dres­se­ment.

Une se­maine après le ca­mou­flet de Barcelone ( dé­faite 38- 28), le PSG a réus­si son pa­ri. Et mon­tré, en passant dix buts ( 35- 25) au Var­dar Skopje, seule équipe à avoir te­nu Karabatic et ses par­te­naires bar­ce­lo­nais en échec cette sai­son, qu’il était bien l’autre gros mor­ceau de ce groupe C de Ligue des cham­pions der­rière l’in­tou­chable ar­ma­da ca­ta­lane. « Je suis in­ca­pable d’expliquer ce qui s’est pas­sé, de vous dire d’où est ve­nu le dé­clic, mais une chose est sûre, nous avons li­vré notre meilleur match de la sai­son sur la scène eu­ro­péenne, sou­rit l’ai­lier in­ter­na­tio­nal Luc Aba­lo. On a sen­ti une joie de jouer chez tous les joueurs. Tout le monde a par­ti­ci­pé, a mar­qué… Ça fait quand même du bien de se rendre compte qu’on peut être bons tous en­semble ! »

nLe ti­rage au sort des 8es, c’est mar­di

Hier, pour cette der­nière jour­née de phase de poules, ja­mais ce PSG, por­té par un col­lec­tif en­fin so­li­daire et bien hui­lé, n’a en ef­fet lais­sé la moindre once de sus­pense quant à l’is­sue de la ren­contre. Mieux en­core. Lui, qui avait l’ha­bi­tude de briller par in­ter­mit­tence, a, sous l’im­pul­sion d’un An­no­nay im­pec­cable dans sa cage ( 16 ar­rêts), d’une dé­fense de fer et d’une at­taque en verve, te­nu la ca­dence de la pre­mière à la der­nière mi­nute pour fi­nir par dé­cro­cher le plus pro­bant suc­cès de sa cam­pagne eu­ro­péenne.

« On a plu­tôt maî­tri­sé notre su­jet, re­con­naît Pa­trice An­no­nay. Ga­gner comme ça, c’est quand même la preuve qu’on sait jouer au hand. En prendre 10 à Barcelone, ce n’était pas nor­mal. En re­vanche, en mettre 10 au Var­dar, ça, c’est ex­ci­tant ! »

Nul pour­tant dans les rangs pa­ri- siens ne s’en­flamme, cons­cient que l’équi­libre est en­core fra­gile et que d’autres confir­ma­tions, no­tam­ment di­manche pro­chain en 8e de Coupe de France à Mont­pel­lier, sont en­core né­ces­saires pour chas­ser dé­fi­ni­ti­ve­ment les dé­mons de la vul­né­ra­bi­li­té.

Mais à deux jours du ti­rage au sort ( mar­di), qui dé­si­gne­ra leur fu­tur ad­ver­saire en 8e de fi­nale de Ligue des cham­pions, tous re­trouvent néan­moins la confiance né­ces­saire pour me­ner à bien leurs am­bi­tieux des­seins. « Si on a été re­cru­tés par le PSG, c’est qu’on était tous des joueurs de très haut ni­veau, ex­plique ain­si l’ar­rière es­pa­gnol Antonio Gar­cia. La confiance qu’on est en train de re­prendre en nous va nous ai­der à re­trou­ver ce ni­veau et à mon­trer que le PSG est bel et bien une grosse équipe. » On ne de­mande qu’à voir !

( LP/ Jean- Yves Lhors.)

Halle Car­pen­tier ( Pa­ris XIIIe), hier. Le pi­vot is­lan­dais Ro­bert Gun­nars­son peut bom­ber le torse : les Pa­ri­siens ont ba­layé le Var­dar Skopje.

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