Dess­ta­tues fa­ceà­la­mer etaux­mon­tagnes

Le Parisien (Paris) - - Mon Dimanche -

« Ajac­cio, c’est Aix- en- Pro­vence cou­pé en trois » , comme dit une habitante. Comme un gros vil­lage où l’em­pe­reur est par­tout chez lui. Bar du Pre­mier consul, ré­si­dence mo­derne d’ha­bi­ta­tions Na­po­léon : dif­fi­cile d’y échap­per. A l’hô­tel de ville, le XIXe siècle semble en­core dans son jus dans le vieux sa­lon sur­mon­té de la lettre N. On y trouve du mo­bi­lier mais aus­si de drôles de cu­rio­si­tés, comme un ra­masse- boules de billard à l’ef­fi­gie de l’em­pe­reur. Plu­sieurs ta­bleaux historiques de bonne fac­ture aus­si, avec la men­tion « don­né par l’em­pe­reur » . Son masque mor­tuaire s’af­fiche à cô­té de tee­shirts à vendre avec le visage de Bo­na­parte et l’ins­crip­tion « Self Made Man » … nLa Plus on marche dans les rues, d’une sculp­ture à l’autre, moins on fait la dif­fé­rence entre la réa­li­té et la lé­gende. Au­cun fé­ti­chiste ne peut faire l’éco­no­mie de la grotte où Na­po­léon au­rait joué en­fant. Un parc sur les hau­teurs d’où la vue plonge sur la mer et les col­lines. On grimpe sur un im­mense monument de pierre sur­mon­té d’une sta­tue du grand homme, qui ré­sume son oeuvre par des ins­crip­tions gra­vées, de la créa­tion du Code ci­vil au Con­seil d’Etat en évo­quant ses ba­tailles. Puis, di­rec­tion Ala­ta, pour s’ar­rê­ter aux Mi­lel­li. L’an­cienne mai­son de cam­pagne des Bo­na­parte où l’em­pe­reur vint y pas­ser deux jours avec les fu­turs ma­ré­chaux Lannes et Mu­rat, à son re­tour d’Egypte. Son adieu à la Corse, au mi­lieu d’une oli­ve­raie.

grotte où il jouait en­fant

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