« On­four­nit­de­sa­nec­do­tesà

EricR., com­man­dan­tà­la­bri­ga­de­de­ré­pres­sion­du­ban­di­tis­me­dePa­ris

Le Parisien (Paris) - - Mon Dimanche - H. B.

C’est la sé­rie qui rend les pro­fes­sion­nels ac­cros. Pas étonnant, quand on sait qu’ac­tuel­le­ment trois po­li­ciers — deux de la bri­gade de ré­pres­sion du ban­di­tisme ( BRB) de Pa­ris et un qui tra­vaille dans un com­mis­sa­riat —, mais aus­si deux avo­cats et deux juges d’ins­truc­tion planchent sur la sé­rie de Ca­nal + en tant que conseillers tech­niques. Et, au­pa­ra­vant, un com­mis­saire de la po­lice ju­di­ciaire, Eric de Ba­ra­hir ( un pseu­do­nyme), était car­ré­ment cos­cé­na­riste d’ « En­gre­nages » . Eric R., com­man­dant à la BRB de Pa­ris, par­ti­cipe de­puis plus de deux ans à l’éla­bo­ra­tion de la sai­son 5 d’ « En­gre­nages » qui se tourne ac­tuel­le­ment à Pa­ris. « Avec mon col­lègue de la BRB, on in­ter­vient à deux mo­ments de l’écri­ture : d’abord au dé­but, quand les scé­na­ristes ar­rivent avec une trame et qu’on four­nit des anec­dotes, qu’on adapte des élé­ments de notre vé­cu. Puis, lorsque le scé­na­rio est ré­di­gé, on vé­ri­fie que tout est bien réa­liste, et on va­lide le scé­na­rio fi­nal. »

: quand on dis­cute avec lui, on a l’im­pres­sion de par­ler à un col­lègue ! » Il ajoute : « La force de cette sé­rie, c’est d’uti­li­ser des anec­dotes qui sont vrai­ment ar­ri­vées mais trans­for­mées, sur des en­quêtes. C’est de par­ler des lou­pés qu’il peut y avoir sur une in­ter­pel­la­tion ou en­core des dif­fi­cul­tés ad­mi­nis­tra­tives… » Il y voit même « une cer­taine re­con­nais­sance de notre travail de po­li­cier » . Pour lui, les seules autres fic­tions fran­çaises réa­listes sont « PJ » et le film « L 627 » de Ber­trand Ta­ver­nier. Quid de « Bra­quo » , l’autre sé­rie po­li­cière de Ca­nal + ? « Il n’y a rien de réa­liste. Ils sont tous plus voyous que flics. Les po­li­ciers roulent en Porsche Cayenne, n’ont pas de li­mite, tuent des gens… C’est du très beau spec­tacle, mais ça n’a rien à voir avec ce qu’on vit… »

Quand on dis­cute

avec Gi­lou, on a l’im­pres­sion

de par­ler à un col­lègue !”

( Na­tha­lie Maz.)

Le réa­lisme des si­tua­tions aux­quelles sont confron­tés les hé­ros d’ « En­gre­nages » a ren­du la sé­rie très po­pu­laire au­près des pro­fes­sion­nels.

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