« Je­ne­re­fais­pasl’en­quête »

Jean- MarcB­loch, ex- pa­tron­del’an­ti­gang, co­pré­sente « No­né­lu­ci­dé »

Le Parisien (Paris) - - Mon Dimanche - H. B.

Il a consa­cré qua­rante ans de sa vie à la po­lice. A l’heure de la re­traite, Jean- Marc Bloch*, ex- pa­tron du Ser­vice ré­gio­nal de po­lice ju­di­ciaire ( SRPJ) de Ver­sailles et de l’an­ti­gang de Pa­ris, n’a te­nu que quelques mois avant de replonger le nez dans les dos­siers cri­mi­nels. « En 2008, Ar­naud Poivre d’Ar­vor m’a ap­pe­lé et m’a ex­po­sé son pro­jet. On s’est ren­con­trés et ça a col­lé. » Le ma­ga­zine « Non élu­ci­dé » , pré­sen­té par l’ex- su­per flic et le fils de PPDA, à voir ce soir à 22 h 25 sur France 2, re­vient sur « de grandes af­faires cri­mi­nelles qui n’ont ja­mais trou­vé de cou­pable. Du coup, c’est très axé sur la vic­time puis­qu’il n’y a pas d’au­teur » . L’ex­pert, qui, entre deux tour­nages, coule des jours pai­sibles en Loire- At­lan­tique où il fait du ba­teau, phi­lo­sophe : « La po­lice, c’est comme la mé­de­cine : ce n’est pas une science exacte. On ré­sout 80 % des ho­mi­ci- de la té­lé, qu’il dé­couvre, avec un en­thou­siasme de ga­min . « Je re­trouve un peu sur les tour­nages cette so­li­da­ri­té d’équipe qui existe dans la po­lice. » Et puis, re­con­naît- il, « c’est très agréable de par­ler d’af­faires sans en avoir la res­pon­sa­bi­li­té. Car quand c’est le cas, c’est un poids énorme. »

Il avoue aus­si es­pé­rer « que l’émission soit un pe­tit dé­clen­cheur pour re­faire avan­cer l’en­quête. Ça re­met le dos­sier en haut de la pile. » A chaque fois, comme une bou­teille à la mer, le té­lé­phone du ser­vice en­quê­teur est d’ailleurs don­né aux té­lé­spec­ta­teurs. « Après chaque dif­fu­sion, les ser­vices re­çoivent beau­coup d’ap­pels, avec des choses plus ou moins in­té­res­santes. »

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