« DansCan­di­ceRe­noir, je si­gna­le­le­sin­co­hé­rences »

YannMa­hé*, chefd’une­bri­ga­de­de­sû­re­téur­baine ( BSU) et­con­sul­tant­pour « Can­di­ceRe­noir »

Le Parisien (Paris) - - Mon Dimanche - H. B.

Yann Ma­hé est chef d’une bri­gade de sû­re­té ur­baine ( BSU) dans l’ouest de la France. Ce com­man­dant de po­lice qui se cache der­rière un pseu­do­nyme est aus­si consul­tant pour « Candice Re­noir » , sur France 2, dont la sai­son 2 est en tour­nage. « Dans les sé­ries po­li­cières en gé­né­ral, on met des com­mis­sions ro­ga­toires par­tout, on parle de juges au lieu de ma­gis­trats… J’in­ter­viens pour dire quels termes ju­ri­diques uti­li­ser, mettre les bons dé­lais de garde à vue… » « Ré­gu­liè­re­ment, on m’en­voie des épi­sodes, je si­gnale les in­co­hé­rences ou les er­reurs. Il m’arrive aus­si de sug­gé­rer d’uti­li­ser tel ou tel pro­cé­dé pour faire avan­cer l’en­quête, telle tech­nique de po­lice scien­ti­fique » , ajoute le consul­tant. C’est aus­si Yann Ma­hé qui souffle à Candice Re­noir et à ses col­lègues les vrais termes de la po­lice. « Il y a un jar­gon, et tion… »

« On a fait en­fin de gros ef­forts, dans les sé­ries fran­çaises, pour faire tra­vailler des po­li­ciers avec les équipes de scé­na­ristes. Un peu sur le mo­dèle amé­ri­cain où l’on a tou­jours pri­vi­lé­gié le réa­lisme. » Le po­li­cier avoue que, lors­qu’il re­garde par exemple un « Ju­lie Les­caut » , « ça ne res­semble sin­cè­re­ment à rien de ce que [ il] connai[ t] ! Ça fait par­tie des sé­ries qui re­posent sur des têtes d’af­fiche, pas sur des his­toires » . * Le po­li­cier conseille la sé­rie sous un pseu­do­nyme.

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