Je connais les méandres de la psy­cho­lo­gie des cri­mi­nels”

Le Parisien (Paris) - - Mon Dimanche - H. B.

« Une mère in­fan­ti­cide n’a pas la même psy­cho­lo­gie que quel­qu’un qui va bra­quer une banque. Les crimes sont com­mis par des gens qui ont des mo­ti­va­tions bien pré­cises. En re­vanche, il n’y a pas de per­son­na­li­té type de cri­mi­nel. Tout est ques­tion d’en­vi­ron­ne­ment, de cir­cons­tances, et dé­pend aus­si de la per­son­na­li­té de la vic­time » , ex­plique celle qui en­seigne l’ana­lyse cri­mi­nelle à la fac et a ex­per­ti­sé plus de 3 000 cri­mi­nels, dont Yous­souf Fo­fa­na du « gang des bar­bares » .

« Je connais les méandres de la psy­cho­lo­gie des cri­mi­nels, leurs pul­sions, leurs fra­gi­li­tés. » Du coup, ajoute- t- elle, « j’ai souvent re­cons­truit com­plè­te­ment, dans la sé­rie, le pro­fil d’un per­son­nage, ré­écrit les dia­logues… C’est un travail de four­mi, très in­té­res­sant » .

Mi­chèle Agra­part se re­con­naît- elle dans le per­son­nage de la rou­quine presque ex­tra­lu­cide de « Pro­fi­lage » ? « Pas du tout ! Je la trouve trop jeune et com­plè­te­ment al­lu­mée. Une fille comme elle n’au­rait pas ses en­trées dans un com­mis­sa­riat. Les scé­na­ristes n’en ont pas fait un per­son­nage cré­dible mais ça n’a pas d’im­por­tance. Elle est lou­foque, ca­ri­ca­tu­rale, presque co­mique. »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.