Le­car­net­de­notes de­maî­treFour­cade

Le Parisien (Paris) - - Jeuxolympiques D'hiver - SOT­CHI De l’un de nos en­voyés spé­ciaux Pro­pos re­cueillis par ÉRIC BRU­NA

ier soir, au­réo­lé de ses trois mé­dailles ( deux en or et une en ar­gent), Mar­tin Four­cade a mé­ri­té l’hon­neur de por­ter le dra­peau tri­co­lore lors de la cé­ré­mo­nie de clô­ture. « C’est quelque chose d’émou­vant, ex­plique le maître des Jeux du cô­té tri­co­lore. On ne se rend pas compte à quel point. Ça donne des fris­sons ! » Avant de s’of­frir un der­nier tour de piste olym­pique, le double cham­pion olym­pique de biathlon nous a confié ses coups de coeur et ses coups de griffe. Quelles images vous ont mar­qué du­rant cette quin­zaine ? MAR­TIN FOUR­CADE. Me concer­nant, c’est la sor­tie du pas de tir à la pour­suite quand je com­prends que le titre est à moi. Un sou­la­ge­ment et un mé­lange entre la fier­té d’un homme et les rêves d’un en­fant. Si­non, j’ai beau­coup sui­vi le ski de fond et le re­tour de Da­rio Co­lo­gna ( NDLR : le Suisse a rem­por­té le skiath­lon et le 15 km clas­sique) après sa bles­sure est im­pres­sion­nant. J’ai aus­si en tête la mé­daille de bronze du Sué­dois Joens­son ( NDLR : en sprint libre) après la chute dans les der­niers mètres des deux concur­rents de­vant lui. C’est la mé­daille de la chance, mais il faut aus­si en avoir aux Jeux.

HEt cô­té fran­çais ? C’est dur de trou­ver plus fort que le tri­plé du ski­cross. J’au­rais dû être à l’entraînement pen­dant leur com­pé­ti­tion, mais le fait d’être ma­lade m’a per­mis de les suivre en di­rect. Je pense aus­si à Pierre Vaul­tier ( NDLR : or en snow­board­cross avec un ge­nou en ca­pi­lo­tade). Ce qu’il a fait dans son état est in­croyable. Qui est l’athlète des Jeux ? ( Il ré­flé­chit lon­gue­ment.) Ahn, le pa­ti­neur de vi­tesse ( NDLR : sa­cré sur 500 m, 1 000 m et re­lais 5 000 m en short track). En termes de per­for­mance spor­tive, c’est très fort, d’au­tant qu’il a dû s’adap­ter à un nou­veau pays ( NDLR : trois fois do­ré sur les mêmes épreuves pour la Corée du Sud, il a de­puis été na­tu­ra­li­sé russe). C’est juste dom­mage de faire ça pour une autre na­tion que la sienne. Ce n’est pas dans l’es­prit olym­pique. Je ne me ver­rais pas concou­rir pour un autre pays que la France. A l’in­verse, qu’est- ce qui vous a dé­plu ? Je n’ai pas ai­mé les cas po­si­tifs. Six dont quatre dans les dis­ci­plines nor­diques. C’est tou­jours dom­mage, mais c’est bien que ces gens- là tombent. Ce­la prouve qu’il y en a en­core qui es­saient de tri­cher et qu’il ne faut pas re­lâ­cher les ef­forts.

( à gauche)

Ro­sa Khu­tor ( Rus­sie), le 10 fé­vrier. Mar­tin Four­cade cé­lèbre sa deuxième mé­daille d’or. Et ce, alors qu’il vient de réus­sir son der­nier tir et n’a pas en­core pas­sé la ligne d’ar­ri­vée.

UN TITRE POUR DEUX. La Suis­sesse Do­mi­nique Gi­sin et la Slo­vène Ti­na Maze se par­tagent l’or de la des­cente après avoir réa­li­sé le même temps : 1’ 41’’ 57. Une pre­mière aux Jeux dans cette dis­ci­pline.

VOUS AVEZ DIT JEUX D’HI­VER ? Des concur­rents en débardeur, comme ici la fon­deuse amé­ri­caine Eli­za­beth Ste­phen, ou des spec­ta­teurs torse nu. C’est le cu­rieux pa­ra­doxe offert par ces Jeux or­ga­ni­sés sur les bords de la mer Noire.

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