LeWe­best­dingue

In­ter­net. Ils­sont­jeu­ne­se­to­sent­tout. Deux ban­desd’hu­mo­ris­tes­se­couent­laToile.

Le Parisien (Paris) - - Loisirsetspectacles - CA­THE­RINE BALLE

En à peine plus d’un an, ils ont conquis des cen­taines de mil­liers de fans. Avec leurs vi­déos de quelques mi­nutes, po­taches, trash ou ab­surdes, Studio Ba­gel et Gol­den Mous­tache animent les conver­sa­tions sur les ré­seaux so­ciaux, dans les cours de col­lège et de ly­cée et par­fois même au­tour des ma­chines à ca­fé. Nés sur le Web, ces col­lec­tifs d’hu­mo­ristes com­mencent à in­ves­tir la té­lé­vi­sion et ne comptent pas s’ar­rê­ter là. Leurs membres sont jeunes, entre 20 et 34 ans, savent tout faire : écrire, jouer, réa­li­ser, mon­ter, pro­duire… et sont de vrais en­tre­pre­neurs.

C’est en no­vembre 2012 que Studio Ba­gel et Gol­den Mous­tache voient le jour. Alors que You­Tube dé­cide de fi­nan­cer une di­zaine de chaînes sur le Web, deux tren­te­naires, Lo­ren­zo Be­ne­det­ti et Adrien La­bas­tire, pro­posent leur concept de ca­nal d’hu­mour ani­mé par une troupe. Ils re­crutent des jeunes qui fai­saient dé­jà des vi­déos sur In­ter­net, mais dans leur coin avec trois bouts de fi­celle. Et com­plètent le cas­ting avec des co­mé­diens et des tech­ni­ciens de la té­lé. Ob­jec­tif : of­frir aux in­ter­nautes des vi­déos drôles, mais aus­si bien réa­li­sées. Une offre gra­tuite, fi­nan­cée par la pub qui pré­cède chaque sketch.

Les thèmes de pré­di­lec­tion de ces hu­mo­ristes 2.0 ? Fa­ce­book, le té­lé­phone por­table, le couple ou les dif­fé­rences gar­çons/ filles. Studio Ba­gel et Gol­den Mous­tache pro­posent aus­si des mi­cros- trot­toirs dé­li­rants, des pa­ro­dies ou des sketchs liés à l’ac­tua­li­té. Rythme ul­tra­ra­pide, pro­pos par- fois crus et in­ter­pré­ta­tion convain­cante. Au­jourd’hui, Studio Ba­gel compte 1,3 mil­lion d’abon­nés, et Gol­den Mous­tache 870 000. A ces chiffres s’ajoutent tous les ama­teurs oc­ca­sion­nels, qui re­gardent les vi­déos re­com­man­dées par le biais de Fa­ce­book ou Twit­ter.

Preuve du suc­cès : cer­taines marques telles que Gra­no­la, SFR ou Oran­gi­na ont fait ap­pel aux col­lec­tifs pour réa­li­ser leurs pubs. La té­lé s’in­té­resse aus­si à eux. Pro­prié­taire de Gol­den Mous­tache dès le dé­part, M 6 lui offre dé­sor­mais une case sur sa fi­liale W9 le sa­me­di à 19 h 50. Et un pro­gramme de sketchs in­édits pour­rait bien­tôt voir le jour sur la chaîne. Quant à Ca­nal +, qui dif­fuse de­puis la ren­trée trois des sé­ries de Studio Ba­gel ( « le Dé­zap­ping » , dans « le Be­fore » , « les Tu­tos » et « P e n d a n t c e temps » , dans « le Grand Jour­nal » ) , elle cher­che­rait à ra­che­ter la marque. Studio Ba­gel planche par ailleurs sur des épi­sodes plus longs et même sur un film.

Ces frères qua­si- ju­meaux sont- ils en­ne­mis ? « On est plu­tôt cou­sins, jure Lo­ren­zo Be­ne­det­ti, pa­tron de Studio Ba­gel. Avec Gol­den Mous­tache comme avec Nor­man et Cy­prien ( NDLR : in­ter­nautes qui car­tonnent avec leurs vi­déos sur You­Tube), on se connaît tous et on fait des fêtes en­semble. » Les deux col­lec­tifs ont même col­la­bo­ré pour une pub l’an der­nier. De­puis, Studio Ba­gel a ra­flé quelques au­teurs à son « cou­sin » . Rien que de ba­nales his­toires de fa­mille…

On se connaît tous et on fait des fêtes en­semble”

Lo­ren­zo Be­ne­det­ti, pa­tron

de Studio Ba­gel

Neuilly- sur- Seine ( Hauts- de- Seine), le 6 fé­vrier. Les Gol­den Mous­tache n’ont pas froid aux yeux et partent dans des dé­lires à la moindre oc­ca­sion.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.