France2,20 h 45 In­con­nui­ci, star­chez­lui

Le Parisien (Paris) - - Télévision Etmédias - STÉ­PHA­NIE GUERRIN

e pu­blic fran­çais l’a vé­ri­ta­ble­ment dé­cou­vert la se­maine der­nière. Pour­tant, Da­vid Ten­nant, hé­ros de la sé­rie « Broad­church » , dans le rôle du dé­tec­tive Har­dy, qui se pour­suit ce soir sur France 2 à 20 h 45, est une star chez lui en Grande Bre­tagne de­puis des an­nées.

Pe­tit gar­çon, il rê­vait de jouer le hé­ros de « Doc­tor Who » , my­thique sé­rie an­glaise. Trente ans plus tard, il l’a fait. C’est en 2005 que l’acteur écos­sais en­dosse le rôle le plus convoi­té de la té­lé­vi­sion bri­tan­nique. Pen­dant trois sai­sons, Da­vid Ten­nant prête ses traits à un Doc­teur ex­cen­trique et fas­ci­nant. L’an­née der­nière, un son­dage de la BBC me­né au­près des fans a dé­si­gné le beau brun de 42 ans comme étant le « meilleur Doc­teur de l’his­toire » . Une re­con­nais­sance ex­trême puisque ce per­son­nage existe de­puis 1963.

Da­vid Ten­nant est éga­le­ment un sur­doué des planches. A 25 ans, il

Lin­tègre la Royal Sha­kes­peare Com­pa­ny, cé­lèbre troupe de théâtre bri­tan­nique dans la­quelle ont joué Ga­ry Old­man ou Ken­neth Bra­nagh. En 2008, il joue « Ham­let » , pro­duc­tion pour la­quelle les 6 000 places des re­pré­sen­ta­tions lon­do­niennes se sont ar­ra­chées en quelques heures. Chaque soir, à la sor­tie de la salle, la foule se presse, es­pé­rant ob­te­nir un au­to­graphe de la star. Le quo­ti­dien bri­tan­nique « The Guar­dian » le dé­signe alors comme « le plus grand Ham­let de sa gé­né­ra­tion » .

pe­tites ap­pa­ri­tions sur le grand écran

nDe Le sou­rire ma­li­cieux, le re­gard pro­fond et la che­ve­lure im­pec­ca­ble­ment re­belle, Da­vid Ten­nant n’en fi­nit plus de sé­duire, en­chaî­nant les rôles, comme un ca­mé­léon, dans des mi­ni­sé­ries à la té­lé­vi­sion an­glaises ou au théâtre. Et le ci­né­ma dans tout ça ? Le sep­tième art n’a pas at­ten­du « Doc­teur Who » pour faire du pied au jeune Da­vid. En 1998, alors que l’ac­cent écos­sais est plus po­pu­laire que ja­mais à la suite du suc­cès de « Trains­pot­ting » , Da­vid Ten­nant tient la tête d’af­fiche d’ « I Love L. A. » , long- mé- trage réa­li­sé par le Fin­lan­dais Mi­ka Kau­rismä­ki sur l’uni­vers im­pi­toyable d’Hol­ly­wood. Il y croise Ju­lie Del­py et John­ny Depp. Ce­pen­dant, ses ap­pa­ri­tions sur grand écran res­tent anec­do­tiques. Même en 2005, lors­qu’il in­carne le mé­chant ( Bar­ty Crouch Jr.) dans « Har­ry Pot­ter et la coupe de feu » , qua­trième vo­let de la sa­ga, son temps de jeu est très li­mi­té. Et ce n’est pas avec la co­mé­die hor­ri­fique « Fright Night » en 2011 que ce fan d’Al­fred Hit­ch­cock a convain­cu les Amé­ri­cains.

Pour par­tir à la conquête des Etats- Unis, il est par­fois plus fa­cile de res­ter sur le pe­tit écran. Ain­si, il tourne ac­tuel­le­ment « Gra­ce­point » , re­make amé­ri­cain de « Broad­church » , pour la chaîne Fox. Mal­gré la po­pu­la­ri­té du « Doc­teur Who » qui compte plus de 70 mil­lions de té­lé­spec­ta­teurs à tra­vers le monde, c’est peut- être le rôle du dé­tec­tive Alec Har­dy, dans « Broad­church » , qui va as­seoir la re­nom­mée in­ter­na­tio­nale de Da­vid Ten­nant. De ce cô­té- ci de la Manche en tout cas, ce po­lar dé­chi­rant a ré­vé­lé à des mil­lions de té­lé­spec­ta­teurs un dia­mant de la scène bri­tan­nique.

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