« On­ne­se­sent­pa­sa­ban­don­né »

Théo­phi­leBas­tide, àLa­ri­boi­sière ( Xe)

Le Parisien (Paris) - - Le Journal De Paris - E. S.

Entre la gare du Nord et les franges du XVIIIe, tous les agents d’ac­cueil, ai­des­soi­gnants, in­fir­miers et mé­de­cins des ur­gences de La­ri­boi­sière ( Xe) le savent : « Par­fois, ce­la part très vite. » Les bor­dées d’in­sultes et les gestes brusques, les dé­ra­pages qui par­fois virent à la vio­lence. La sé­cu­ri­sa­tion amé­lio­rée du ser­vice ( veille d’un agent de sé­cu­ri­té 24 heures sur 24, portes à badge, ajout de ca­mé­ras de sur­veillance) a fait bais­ser d’un cran l’an­xié­té gé­né­rale. « Les agres­sions ver­bales sont un peu du quo­ti­dien, re­con­naît Théo­phile Bas­tide, cadre de san­té de­puis trois ans aux ur­gences de cet hô­pi­tal. La vé­ri­table vio­lence est heu­reu­se­ment as­sez rare. Et, lors­qu’il y a des agres­sions, l’as­sis­tance ju­ri­dique qui a été mise en place fait que l’on ne se sent pas aban­don­né. Et ça, c’est très im­por­tant. » Toutes les équipes se voient aus­si pro­po­ser des for­ma­tions, « pour ap­prendre à désa­mor­cer un conflit, gé­rer ses propres ré­ac­tions, et comment se pro­té­ger le mieux pos­sible. » Du concret.

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