Unin­con­nu­bien­tôt­mai­re­duXIe

Le­très­dis­cretF­ran­çoisVau­glin, 44ans, de­vrait­suc­cé­der­sans­dif­fi­cul­téen­mar­sau­so­cia­lis­tePa­tri­ckB­loche. Tou­ché­par­le­cu­mul, son­men­to­ra­dé­ci­dé­de­ne­pas­bri­guer­de­deuxiè­me­man­dat­de­maire.

Le Parisien (Paris) - - Paris - JOF­FREY VOVOS

La com­mer­çante ne le re­met pas. « Can­di­dat à la mai­rie du XIe ? Mais vous êtes quoi ? » Fran­çois Vau­glin est so­cia­liste. Cet ingénieur de 44 ans, jus­qu’alors ad­joint à l’ur­ba­nisme, a été dé­si­gné pour suc­cé­der à Pa­trick Bloche. Son pré­dé­ces­seur, pour­tant élu confor­ta­ble­ment dès le pre­mier tour en 2008, a dé­ci­dé de ne pas se re­pré­sen­ter. Tou­ché par la règle de non- cu­mul que s’ap­pliquent les so­cia­listes pa­ri­siens, il a pré­fé­ré conser­ver son man­dat de dé­pu­té. Le « père » du Pacs fi­gu­re­ra tout de même en troi­sième po­si­tion sur la liste de son dau­phin. « Un sou­tien pré­cieux » , es­time Fran­çois Vau­glin. sou­rire en coin, le can­di­dat. Au­cun doute ce­pen­dant : il se­ra élu le mois pro­chain. « Est- ce que se­ra dès le pre­mier tour ou seule­ment au se­cond ? C’est tout l’en­jeu du scru­tin » , ana­lyse Jacques Da­gue­net, ad­joint ( ex- PC) à la so­li­da­ri­té du XIe.

Son manque de no­to­rié­té ne de­vrait pas être un han­di­cap. Fran­çois Vau­glin, gar­çon po­li­cé qui a fait ses classes dans le mi­lieu as­so­cia­tif LGBT avant de re­joindre le PS, risque sur­tout de pâ­tir du contexte na­tio­nal, bien plus dé­fa­vo­rable à la gauche qu’en 2008. « On craint une dé­mo­bi­li­sa­tion de notre élec­to­rat. Voi­là pour­quoi nous ci­blons en prio­ri­té, lors de nos opé­ra­tions de porte à porte, les quar­tiers où l’abs­ten­tion est forte : Bel­le­ville et Saint- Maur » , dé­taille Ma­thias Priez, un jeune mi­li­tant. Dans ces condi­tions, la droite juge qu’elle peut « rai­son­na­ble­ment » es­pé­rer at­teindre les 40 %. Plus du double qu’en 2008 !

Elle ap­pa­raît pour­tant moins bien ar­mée qu’il y a six ans. Claude- An­nick Tis­sot, op­po­sante UMP his­to­rique du XIe, a été écar­tée par l’état­ma­jor de l’UMP. En ver­tu de l’ac­cord si­gné avec les cen­tristes, la pre­mière place a été at­tri­buée à l’éco­no­miste Ch­ris­tian Saint- Etienne ( UDI) et la se­conde à Lei­la Di­ri, une conseillère ré­gio­nale UDI… du Val- de- Marne. « Un sui­cide po­li­tique » , es­time Jacques Da­gue­net. « Il n’y a plus d’UMP dans le XIe » , se la­mente de son cô­té Claude- An­nick Tis­sot.

La gauche ne se prive pas de rap­pe­ler que Ch­ris­tian Saint- Etienne, dont c’est dé­jà la qua­trième cam­pagne élec­to­rale à Pa­ris, est « un pa­ra­chu­té » du Ve ar­ron­dis­se­ment. Maigre con­so­la­tion pour cet uni­ver­si­taire ha­bi­tué des pla­teaux té­lé : « Moi au moins, les gens me re­con­naissent dans la rue. »

Place de la Bas­tille ( XIe).

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