Un­fau­teuil­pour­quatre

Ligue1 / La­cour­seà­la­troi­sième place est lan­cée

Le Parisien (Paris) - - Sports - BER­TRAND MÉ­TAYER

nLille

doit re­trou­ver le rythme

Si le titre ne peut plus échap­per à Pa­ris ou Monaco, un autre cham­pion­nat se joue dans l’ombre des deux plus gros bud­gets de Ligue 1. Si on écarte Bor­deaux, dont les pres­ta­tions en dents de scie ne semblent pas lui per­mettre de se mê­ler à la lutte pour le po­dium, ils sont quatre à pou­voir en­core rê­ver de dé­cro­cher le 17 mai la der­nière place qua­li­fi­ca­tive pour la pro­chaine Ligue des cham­pions. Eric Car­rière, consul­tant sur Ca­nal +, livre son ex­per­tise sur les chances des dif­fé­rents prétendants. Dau­phin du PSG du­rant l’au­tomne, Lille a per­du de sa su­perbe. Dé­fen­si­ve­ment, après avoir en­cais­sé seule­ment 4 buts en 16 jour­nées, les Dogues en ont pris 12 en 10 matchs de L 1 pour un bi­lan de 4 dé­faites, 4 nuls et 2 vic­toires seule­ment. Loin du tem­po d’un can­di­dat au po­dium. « Ils doivent re­trou­ver leur rythme de 2 points par match, gronde Eric Car­rière. L’ani­ma­tion of­fen­sive est leur plus gros sou­ci, ils ont du mal à se créer des oc­ca­sions comme on l’a vu contre Lyon. Ils n’ar­rivent pas à dé­sta­bi­li­ser l’ad­ver­saire et doivent at­tendre des er­reurs de leurs ri­vaux. » Roux et Ka­lou, seule­ment 6 et 7 buts cha­cun en L 1, sont donc dans le col­li­ma­teur. « Gi­rard est re­pas­sé dans le 4- 3- 3 qui fai­sait la force de Lille ces der­nières sai­sons, ce qui oblige Ka­lou à jouer sur un cô­té, note Car­rière. Sauf qu’il était très per­for­mant ans l’axe la sai­son der­nière… » Au mois de mars, le Losc a l’oc­ca­sion de se re­lan­cer avec les ré­cep­tions de Mont­pel­lier, Nantes et Guin­gamp et des dé­pla­ce­ments à Ajac­cio et… Monaco.

nSaint-

Etienne pour­suit son ascension

C’est un peu l’in­vi­té sur­prise du qua­tuor de can­di­dats au po­dium. Sans faire de coups d’éclat, les Verts sont plus que ja­mais en course pour une place qua­li­fi­ca­tive pour le tour pré­li­mi­naire de la Ligue des cham­pions. Pas mal pour le 7e bud­get de la L 1. « C’est une vic­toire de Ch­ris­tophe Gal­tier qui, après avoir p e r d u A u b a - meyang et avoir connu un dé­but de cham­pion­nat dif­fi­cile, a su trou­ver un schéma co­hé­rent, même si l’équipe ne fait pas touj ours rê­ver » , souffle Car­rière. L’ASSE s’ap­puie sur un ef­fec­tif sans star. Ce­pen­dant, le manque d’ex­pé­rience du très haut ni­veau des Le­moine, Perrin, Co­hade, Ha­mou­ma et T a b a n o u p o u r r a i t être pré­ju­di­ciable dans la der­nière ligne droite. Le club en sau­ra d’ailleurs beau­coup plus à la fin d’un mois de mars qui le ver­ra re­ce­voir Monaco avant de se dé­pla­cer à Pa­ris puis à Lyon… Et si la sur­prise conti­nuait ? « Ce n’est pas si étonnant, c’est co­hé­rent avec ce que met le club en place de­puis des an­nées en t e r mes de pro­jet de jeu ou de r e c r u t e - ment, sou­ligne Car­rière. Le choix de T r é - mou­li­nas est d ’ a i l - l eurs t r è s b o n . C o mme ce­lui de Brandao. Ce n ’ e s t p a s I b r a mais, quand Mar­seille est cham­pion ou quand Saint- Etienne gagne en­fin un titre la sai­son der­nière, il est là. Ce n’est pas un

ha­sard. »

nMarseille

en équi­libre pré­caire

Avec plus de 1,7 point par match, le bi­lan de Jo­sé Anigo à la tête de l’OM est meilleur que ce­lui de son pré­dé­ces­seur Elie Baup ( 1,58) lors des 17 pre­mières jour­nées. Tou­te­fois, Mar­seille reste en­core scot­ché à la cin­quième place mal­gré une an­née 2014 faste ( 4 vic­toires, 2 nuls et 1 dé­faite à Monaco). Le cla­si­so de di­manche au Parc des Princes de­vrait don­ner de réelles in­di­ca­tions de sa ca­pa­ci­té à re­trou­ver une place dans le trio de tête fin mai, alors qu’il res­te­ra en­core 2 ré­cep­tions d’ad­ver­saires di­rects ( Lille et Lyon) jus­qu’à la fin du cham­pion­nat. « Mar­seille ne do­mine pas les dé­bats mais pos­sède des joueurs ca­pables de faire la dif­fé­rence, leur jeu est ba­sé sur des in­di­vi­dua­li­tés, juge Car­rière. En outre, comme la sai­son der­nière, dès que Gi­gnac marque, l’OM marque des points. Avec Thau­vin, Payet ou Val­bue­na, il peut y avoir un éclair à tout mo­ment dans le match, même s’ils ont par­fois du mal à évo­luer en­semble. Mais ce­la reste fra­gile, car on ne sent pas une équipe lar­ge­ment au- des­sus. »

nLyon

n’a pas le droit à l’er­reur

Qua­tor­zième du clas­se­ment au soir de la 9e jour­née de L 1 et une claque re­çue à Mont­pel­lier ( 5- 1), Lyon est un re­ve­nant. Une bête bles­sée qui a les crocs. Lan­cés dans une folle re­mon­tée, les Lyon­nais sont sur un rythme de cham­pion en 2014. Au classe- ment éta­bli de­puis le dé­but de l’an­née 2014, ils sont deuxièmes, à seule­ment 1 point du PSG, avec 5 vic­toires pour 1 nul et 1 dé­faite. « Ce qui était étonnant, c’était leur mau­vais dé­but de sai­son, alors que l’équipe avait peu chan­gé, note Car­rière. Mais ils ont payé cher la mise à l’écart de Go­mis et Briand. Le pre­mier marque beau­coup ( 10 buts), alors que le se­cond est tou­jours ef­fi­cace même s’il joue moins. »

Ajou­té à un étonnant La­ca­zette ( deuxième meilleur bu­teur de L 1 avec 13 buts) et Grenier qui main­tient son ni­veau de la sai­son der­nière, Lyon peut croire à une fin de sai­son en bou­let de ca­non. Il reste qu’après le nul ob­te­nu di­manche à Lille ( 0- 0) l’OL doit en­core af­fron­ter 4 équipes qui le pré­cèdent. « Ils sont juste re­ve­nus au ni­veau où on les at­ten­dait, mais ils peuvent avoir des coups de moins bien, pré­vient Car­rière. Et, quand tu fais la cour­se­pour­suite, il n’y a plus de droit à l’er­reur. »

( AFP.)

Stade Ar­mandCé­sa­ri ( Bas­tia), hier. La joie des Sté­pha­nois lors de leur vic­toire à Bas­tia.

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