« Pourre­naud, plus­rien ne­se­ra­com­mea­vant »

Il par­le­de­son­frère aî­né, nou­veau­re­cord­man­du­monde Va­len­tin­la­ville­nie, vice- cham­pion­de­fran­ceen­sal­le­du­sau­tà­la­perche

Le Parisien (Paris) - - Sports - Pro­pos re­cueillis par OLI­VIER BER­NARD

Un La­ville­nie peut en ca­cher un autre. Re­naud étant for­fait à cause de sa bles­sure à un pied, Va­len­tin s’est his­sé à la deuxième place des Cham­pion­nats de France, di­manche à Bor­deaux, avec un saut à 5,55 m. A 22 ans, il veut s’ins­pi­rer de son illustre aî­né. Dix jours après le re­cord du monde, votre frère a- t- il réa­li­sé ? VA­LEN­TIN LA­VILLE­NIE. Je pense. Il a bat­tu un re­cord my­thique. Pour Re­naud, plus rien ne se­ra comme avant. Il le sait. On n’a par­lé que de ça par­tout. Moi aus­si, j’ai re­çu des milliards d’ap­pels et de mes­sages de fé­li­ci­ta­tions. Beau­coup de gens m’ont dit qu’ils étaient fiers d’être fran­çais grâce à son re­cord, et moi aus­si. Je sa­vais qu’il pou­vait le faire. Il s’est en­traî­né dur pour y par­ve­nir. Et ce n’est pas fi­ni. Qu’avez- vous re­te­nu de sa per­for­mance ? J’étais avec lui à Do­netsk. Je l’ai re­gar­dé avec un oeil de com­pé­ti­teur. J’ai ob­ser­vé sa pré­pa­ra­tion, sa concen­tra­tion, plein de dé­tails im­por­tants dont je vais me ser­vir. Après, quand il a pas­sé la barre, j’ai ré­agi comme un fran­gin peut le faire dans la liesse gé­né­rale. Mal­gré son ab­sence, il a re­çu di­manche une belle ova­tion du pu­blic bor­de­lais par écran géant in­ter­po­sé. Oui, et il a re­mer­cié le pu­blic car ce­la l’a tou­ché. C’est dom­mage qu’il ait été bles­sé et qu’il n’ait pas pu ve­nir. Moi, j’au­rais ai­mé ra­me­ner le titre à la mai­son. Ce n’est que par­tie re­mise. On vi­se­ra un dou­blé familial cet été.

Je veux le battre

un jour”

Avec un frère à un tel ni­veau, n’est- ce pas plus com­pli­qué de se faire un pré­nom ? J’ai ap­pris à sau­ter pour moi. Avant, je le fai­sais pour lui. Je n’ai plus be­soin de sa pré­sence à mes cô­tés sur le sau­toir. J’es­père que mon heure vien­dra. Je me pré­pare pour ça. Je veux battre Re­naud un jour. En at­ten­dant, êtes- vous sa­tis­fait de votre deuxième place aux Cham­pion­nats de France ? Oui, je suis à mon ni­veau, sur le po­dium. C’est la pre­mière fois que je réus­sis aus­si bien les Cham­pion­nats de France Elite. La com­pé­ti­tion était ou­verte car il y en a un qui était res­té chez lui à Cler­montFer­rand. ( Sou­rire.) Certes, je n’ai pas fait les mi­ni­ma pour les Mon­diaux d’hi­ver ( NDLR : 5,75 m) mais il me reste une com­pé­ti­tion pour y par­ve­nir. Si­non, j’en pro­fi­te­rai pour soi­gner mon dos et pré­pa­rer les Cham­pion­nats d’Eu­rope cet été à Zu­rich. Ce se­ra mon grand ob­jec­tif, car j’ai été frus­tré par mon zé­ro l’été der­nier aux Mon­diaux.

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