Une loi pour mieux les en­ca­drer

Le Parisien (Paris) - - Société - CH. B.

Pré­sen­tée en pro­cé­dure d’ur­gence, la loi sur les stages de­vait être vo­tée tard hier soir à l’As­sem­blée na­tio­nale, pour une en­trée en vi­gueur à la ren­trée. Le texte, qui a fait l’ob­jet d’une cen­taine d’amen­de­ments de la ma­jo­ri­té et de l’op­po­si­tion, ne bou­le­ver­se­ra pas le quo­ti­dien des 1,2 mil­lion de sta­giaires re­cen­sés en France en 2012. Mais il leur offre da­van­tage de pro­tec­tion, pour « mettre fin aux stages pho­to­co­pies- ca­fé » , se­lon la mi­nistre de l’En­sei­gne­ment su­pé­rieur, Ge­ne­viève Fio­ra­so. La du­rée des stages ne pour­ra plus ex­cé­der six mois, les sta­giaires bé­né­fi­cie­ront de congés et de titres res­tau­rant si l’en­tre­prise en dis­tri­bue. Ils de­vront aus­si être ins­crits sur le re­gistre du per­son­nel et leurs condi­tions pour­ront être sur­veillées par l’ins­pec­tion du travail. Un quo­ta maxi­mal de sta­giaires par en­tre­prise est aus­si pré­vu, sans que son ni­veau ne soit ce­pen­dant fixé par la loi. Il de­vrait l’être ul­té­rieu­re­ment par dé­cret, au grand dam des as­so­cia­tions de dé­fense des sta­giaires. Un amen­de­ment, vo­té hier soir, pré­voit que la gra­ti­fi­ca­tion, fixée à 430 €, se­ra due dès le pre­mier mois pour les stages dont la du­rée est su­pé­rieure à deux mois. Au­jourd’hui, les sta­giaires ne sont dé­dom­ma­gés qu’à par­tir du troi­sième mois.

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