Ces matchs sont im­por­tants pour le peuple mar­seillais”

Le Parisien (Paris) - - Sports - MA­tHIeu Gré­GoIre

An­dré Ayew

Le mi­lieu dé­fen­sif Alaixys Ro­mao, sus­pen­du contre Lo­rient sa­me­di, n’avoue pas plus de craintes : « J’ai vu les mo­ments forts contre Le­ver­ku­sen, ils ont fait un gros match. Après, on ne les a pas dé­cou­verts sur cette ra­clée en Al­le­magne ! Et ce­la reste des êtres hu­mains : sur un match, si on rend une co­pie propre sur 95 mi­nutes, ça peut pas­ser. » Ob­ser­va­teur at­ten­tif de l’af­front su­bi par les Al­le­mands, le mi­lieu Be­noît Chey­rou livre son ana­lyse, froi­de­ment : « On les di­sait un peu moins bien, mais les Pa­ri­siens ont mon­tré qu’ils étaient bel et bien là, qu’ils éle­vaient leur ni­veau de jeu quand il le fal­lait. Il n’y a pas trop de sur­prises avec eux, on les connaît. Heu­reu­se­ment, on arrive avec un état d’es­prit in­té­res­sant. »

Pour Rod Fan­ni, scot­ché éga­le­ment de­vant sa té­lé, « les Pa­ri­siens ont été sé­rieux à Le­ver­ku­sen, à la hau­teur de leur sta­tut. Ce­la a re­flé­té la confiance qu’ils ont en eux, même si j’avais dé­jà vu un Bayer bien meilleur que ça. Ils ont re­trou­vé de la flui­di­té, de l’al­lant dans leur jeu. » Le la­té­ral droit ai­mant tan­cer Ibra­hi­mo­vic, au­teur de six buts en quatre matchs face à l’OM, avant chaque cla­si- co, on l’a ques­tion­né sur sa re­cette du mois pour contrer le grand Sué­dois : « Je ré­flé­chis à la pré­pa­ra­tion de mon duel avec Zlatan. Je vais al­ler ache­ter un sac de frappe, tiens ! »

Les cadres du groupe sont plus me­su­rés dans leurs dis­cours. An­dré Ayew a ou­blié le faste de la ca­pi­tale et des soi­rées chez Jean Roch pour re­trou­ver sa langue de bois : « Les Pa­ri­siens partent fa­vo­ris, qu’ils soient bien ou pas, c’est leur pro­blème. J’aime les cla­si­cos, ces matchs sont im­por­tants pour le peuple mar­seillais. » Le ca­pi­taine Steve Man­dan- da n’a rien à lui en­vier dans le mode la­co­nique : « Gé­né­ra­le­ment, dans ces matchs- là, on ré­pond pré­sent. » Le hargneux An­dré- Pierre Gi­gnac, lui, laisse poindre sa frus­tra­tion pas­sée : « On n’a rien à perdre, et le match al­ler ( dé­faite 2- 1 le 6 oc­tobre) nous reste un peu en tra­vers de la gorge. On avait pris le bouillon en se­conde pé­riode alors qu’ils jouaient à dix. »

Di­manche soir, l’OM vou­dra in­ter­rompre une sé­rie de cinq dé­faites d’af­fi­lée, toutes com­pé­ti­tions confon­dues, au Parc des Princes.

( AFP/ Ré­my Ga­val­da.)

Sta­dium ( tou­louse), di­manche. Eze­quiel La­vez­zi, bu­teur contre le TFC.

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