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Le Parisien (Paris) - - Sports - Pro­pos re­cueillis par YVeS LeroY

our Kurt Zou­ma, l’ave­nir est tout tra­cé. Le co­losse de 19 ans ( 1,87 m, 85 kg) a dé­jà si­gné un contrat avec Chel­sea pour six sai­sons, à par­tir de l’été pro­chain. Alors qu’il se concentre sur ses six der­niers mois à Saint- Etienne, le dé­fen­seur a ac­cep­té d’évo­quer ce fu­tur chez un grand d’Eu­rope, son trans­fert à 15 M€ et ses rêves bleus. How are you ? ( « Comment al­lez- vous ? » ) Kurt Zou­mA. Non, je ne suis pas prêt là ! On va faire l’interview en fran­çais, c’est mieux. Vous ne par­lez pas bien an­glais ? Je prends des cours à la mai­son, donc j’avance. Je suis mo­ti­vé. J’avais des bonnes notes en an­glais à l’école, mais la vie cou­rante, c’est dif­fé­rent. Ça change quoi de sa­voir que vous re­join­drez Chel­sea cet été ? Tout le monde ai­me­rait être à ma place. Si­gner dans un grand club et fi­nir la sai­son dans son club for­ma­teur, c’est très in­té­res­sant. C’était le sou­hait de l’ASSE et le mien aus­si. Pour l’ins­tant, je me concentre sur Saint- Etienne et cette si­gna­ture ne change rien. Au­tour de moi, on me parle de Chel­sea, mes co­équi­piers me chambrent en an­glais, mais je ne cal­cule pas et je ne chan­ge­rai pas. Quels ont été les mots de Jo­sé Mou­rin­ho pour vous convaincre de le re­joindre ? Il par­lait très bien fran­çais. Il m’a dit clai­re­ment qu’il me vou­lait. Le fait qu’il prenne le temps de m’ap­pe­ler, ça a été un signe. C’est ce qui a fait la dif­fé­rence. Et Chel­sea, c’est mon club pré­fé­ré de­puis tout pe­tit. Avez- vous pu dis­cu­ter avec vos fu­turs co­équi­piers ? J’ai un peu par­lé au té­lé­phone avec Eto’o, après ma vi­site mé­di­cale. Il m’a dit de l’ap­pe­ler si j’avais le moindre sou­ci. Main­te­nant, j’ai son por­table, mais je ne vais pas le dé­ran­ger ! Les 15 mil­lions du trans­fert vous mettent- ils sous pres­sion ? C’est une fier­té. Tout le monde est ga­gnant, je suis heu­reux de par­tir dans un bon cli­mat. Après, l’obli­ga­tion de réus­sir, c’est moi qui me la fixe. Je n’ai rien à voir avec ces 15 mil­lions, ce n’est pas moi qui ai né­go­cié. Je dois faire mes preuves. Ce contrat de­vrait vous mettre à l’abri du be­soin pour tou­jours… Ce n’est pas don­né à tout le monde. Je re­mer­cie Dieu. On touche beau­coup d’ar­gent et, on ne va pas se men­tir, c’est ris­qué à notre âge. Il ne faut pas s’endormir sur nos lau­riers. Tant que je suis bien en­tou­ré et que tout est bien gé­ré, ça peut al­ler. C’est le ta­lent qui fait la dif­fé­rence. L’étape sui­vante c’est l’équipe de France ? C’est la ce­rise sur le gâ­teau. J’y ai goû­té avec ma pre­mière convo­ca­tion. La Coupe du monde est dans un pe­tit coin de ma tête ; si­non, il y a l’Eu­ro en 2016. Mais il faut prou­ver que j’ai les qua­li­tés pour y al­ler. Avez- vous à coeur de dé­mon­trer votre va­leur en Ligue 1 avant de par­tir ? Cer­tains se de­mandent peut- être pour­quoi j’ai si­gné à Chel­sea. La meilleure ré­ponse, c’est le ter­rain. Mon but, c’est d’ai­der Saint- Etienne à al­ler plus haut, au mi­ni­mum à la qua­trième place. Sion peut ac­cro­cher la troi­sième, on ne se pri­ve­ra pas. A qui ré­ser­ve­rez- vous votre pre­mier maillot de Chel­sea ? Mes co­équi­piers m’en ont tous ré­cla­mé un. J’ai écrit une belle liste d’at­tente. Mais le pre­mier, je le don­ne­rai à ma mère. Elle le mé­rite, elle m’a mis au monde et ça a été com­pli­qué ! Je dé­die­rai le deuxième à mon père. Ils sont là de­puis le dé­but.

La Coupe du monde est dans un coin de ma tête”

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