« Les Fran­çais ont fait des pro­grès »

Jean- Pas­cal As­sailly, psy­cho­logue

Le Parisien (Paris) - - Le fait du jour - F. M.

Lors­qu’on de­mande aux conduc­teurs fran­çais de s’au­toé­va­luer, ils s’at­tri­buent la note 7,7/ 10. Une es­time de soi que le psy­cho­logue Jean- Pas­cal As­sailly voit comme un « mé­ca­nisme de dé­fense » . « 75 % des Fran­çais s’es­timent meilleurs conduc­teurs que la moyenne et se per­suadent donc in­cons­ciem­ment que l’ac­ci­dent tom­be­ra sur la tête du voi­sin » , ex­plique ce cher­cheur à l’Ins­ti­tut fran­çais des sciences et tech­no­lo­gies des tran­sports, qui a consta­té que les Fran­çais étaient plu­tôt « ré­sis­tants face aux me­sures de sé­cu­ri­té rou­tière » . « Les An­glais es­timent que la sé­cu­ri­té rou­tière est une science et qu’un au­to­mo­bi­liste qui ne res­pecte pas les règles met clai­re­ment la vie des autres en dan­ger, sou­ligne Jean- Pas­cal As­sailly. A l’in­verse, la plu­part des Fran­çais vivent sur un mode per­sé­cu­tif le fait de sanc­tion­ner les ex­cès de vi­tesse car ils ne per­çoivent pas le dan­ger de dé­pas­ser les li­mi­ta­tions de 10 ou 20 km/ h. Mais alors que nous étions les plus mau­vais de la classe en 1972 avec 18 000 morts sur les routes, ré­pu­tés ir­res­pec­tueux d’au­trui et no­toi­re­ment in­frac­tion­nistes, nous avons fait de gros pro­grès sur l’al­coo­lé­mie au vo­lant et le port de la cein­ture. »

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