Un échec pour Sa­pin

Le Parisien (Paris) - - Economie - N. SC.

Mi­chel Sa­pin à Ma­ti­gnon, en cas de vaste re­ma­nie­ment ? Par­fois évo­quée, cette hy­po­thèse n’est plus guère bran­die de­puis la fin de l’an­née 2013, et l’échec du gou­ver­ne­ment à in­ver­ser la courbe du chô­mage. « C’est sûr que ça l’a af­fai­bli. C’est lui qui avait pro­po­sé cette idée au pré­sident » , avance un proche du chef de l’Etat. « C’était un brains­tor­ming col­lec­tif » , cor­rige un conseiller ély­séen, qui as­sure que le mi­nistre du Travail garde l’en­tière confiance de Fran­çois Hollande, dont il est l’ami de­puis plus de trente ans : « On sait où est la fa­mille ! »

Avec Ma­nuel Valls, Sa­pin était d’ailleurs le seul membre du gou­ver­ne­ment pré­sent aux cô­tés de Hollande au pa­villon de la Lanterne, près de Ver­sailles, pour fê­ter la Saint- Sylvestre le 31 dé­cembre. Et il est aus­si le seul mi­nistre dans la boucle du pacte de res­pon­sa­bi­li­té, gé­ré en di­rect par l’Ely­sée. Dans l ’ en­tou­rage de Hollande, le nom de Sa­pin pour Ma­ti­gnon n’a, de toute fa­çon, ja­mais été vrai­ment en­vi­sa­gé. « Il est trop proche du pré­sident, trop as­si­mi­lé à lui, même s’il se­rait for­mi­dable » , ex­plique un conseiller.

Sa­pin en a- t- il seule­ment en­vie? Pas le moins du monde, as­sure- t- il en pe­tit co­mi­té, ex­pli­quant n’avoir qu’un dé­sir : res­ter s ur l a du­rée au même poste. « Je ne m’at­ten­dais pas à prendre mon pied ici comme je le prends ! » , confie- t- il.

( LP/ Del­phine Gold­sz­te­jn .)

Mi­chel Sa­pin, mi­nistre du Travail et de l’Em­ploi.

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