Le­pa­ra­doxe bre­ton

Le Parisien (Paris) - - Economie - B. L.

a Bre­tagne, terre d’agri­cul­ture in­ten­sive, re­pré­sente 7 % de la sur­face agri­cole fran­çaise, mais 50 % des éle­vages de porcs, 50 % des vo­lailles et 30 % des bo­vins. « Entre 1970 et la fin des an­nées 1990, la pol­lu­tion moyenne des ri­vières y a été mul­ti­pliée par 7 » , note l’as­so­cia­tion Eaux et ri­vières de Bre­tagne. Et pour­tant. « Les ni­trates sont ab­sents de l’eau du ro­bi­net » , ré­vèle l’UFC- Que choi­sir. C’est le pa­ra­doxe bre­ton. « Dans cette ré­gion, il y a une très forte mo­bi­li­sa­tion de la po­pu­la­tion et des as­so­cia­tions. On uti­lise la tech­nique d’in­ter­con­nexion des ré­seaux d’eau qui consiste à di­luer de la mau­vaise eau avec de l’eau un peu moins mau­vaise » , iro­nise Oli­vier An­drault, spé­cia­liste de l’agroa­li­men­taire à l’UFC. En somme, si le pro­blème des ni­trates n’est pas ré­glé à la source, une dé­ni­tra­ta­tion est mise en oeuvre pour que l’eau soit propre à la consom­ma­tion.

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