« Onne m’aja­mais rien don­né »

Yo­hanCa­baye, mi­lieu de­ter­rain­duPSG

Le Parisien (Paris) - - Sports - Pro­pos re­cueillis par BER­TRAND MÉ­TAYER

Un mois après son ar­ri­vée, le mi­lieu de ter­rain in­ter­na­tio­nal de 28 ans dresse un pre­mier bi­lan. Mal­gré un manque de temps de jeu cer­tain, il ne re­grette nul­le­ment sa dé­ci­sion d’avoir quit­té New­castle cet hi­ver. Il a foi en ses qua­li­tés et envisage l’ave­nir avec sé­ré­ni­té. Comment se passe votre im­mer­sion au PSG ? YO­HAN CA­BAYE. Très bien. Je prends mes marques pe­tit à pe­tit. Je tra­vaille pour vite trou­ver ma place dans un col­lec­tif dé­jà par­fai­te­ment ro­dé. L’équipe a eu une vie avant moi, et le plus dé­li­cat est de s’in­té­grer et de me faire ac­cep­ter. J’ai réus­si à mar­quer et à faire mar­quer. Je suis plu­tôt sa­tis­fait. Mais il faut conti­nuer à en faire plus. Est- ce simple, jus­te­ment, d’in­té­grer un tel ef­fec­tif ? Bien sûr, mêmes’il n’est ja­mais fa­cile de chan­ger de club en jan­vier. Les joueurs ont été top. J’ai dé­cou­vert un groupe content de se re­trou­ver chaque jour. Ce­la chambre et ça ri­gole et sur le ter­rain. Tout le monde com­prend et s’ex­prime en fran­çais, même si cha­cun a sa langue ma­ter­nelle. Beau­coup sont pas­sés par le Calcio, donc ça parle aus­si ita­lien. C’est nor­mal. J’ai connu ce­la à New­castle où on était dix Fran­çais. Vous sem­bliez dé­çu de ne pas dé­bu­ter di­manche à Tou­louse. Ce­la vous gêne de ne comp­ter qu’une ti­tu­la­ri­sa­tion de­puis votre ar­ri­vée ? Je n’étais pas dé­çu. C’était par rap­port à ce que j’ai pu accomplir sur le ter­rain. On a tou­jours le sen­ti­ment qu’on au­rait pu faire mieux. C’était per­son­nel, rien de mé­chant en­vers qui­conque. Je prends le temps de jeu qu’on me donne. J’es­saie de mon­trer, à chaque fois que je rentre, que je peux jouer da­van­tage. Ce manque de temps de jeu ne vous in­quiète- t- il pas dans la pers­pec­tive du Mon­dial ? Je n’y pense pas. L’en­traî­neur est là pour f aire ses choix. Je tra­vaille pour avoir le plus de temps de jeu pos­sible. C’est pa­reil en équipe de France. Mais j’y suis de­puis un pe­tit bout de temps. On ne m’a ja­mais rien don­né. Je reste confiant pour la suite. Comment s’adapte- t- on au sein d’un mi­lieu à trois consi­dé­ré comme l’un des meilleurs en Eu­rope ? J’ai connu ce sys­tème à Lille lors de mes deux der­nières sai­sons. C’est im­por­tant d’être tou­jours en mou­ve­ment, de don­ner sans cesse une so­lu­tion au por­teur du ballon, d’es­sayer de ne pas être dans la même zone qu’un autre joueur. C’est à moi d’ap- prendre leurs ha­bi­tudes et de m’adap­ter. Mais je dois éga­le­ment jouer mon jeu. Etes- vous im­pa­tient de dé­cou­vrir la sa­veur par­ti­cu­lière du PSG - OM de di­manche ? C’est dif­fé­rent des matchs que je pou­vais jouer avec Lille. On connaît la ri­va­li­té entre les deux clubs. Mais on ne sent pas en­core quelque chose de par­ti­cu­lier à l’entraînement. La pres­sion vien­dra cer­tai­ne­ment au fur et à me­sure de la se­maine. Mais on com­prend que pour les sup­por­teurs, c’est quelque chose d’im­por­tant. De­puis deux jours, beau­coup de gens m’en parlent. J’ai hâte de dé­cou­vrir l’am­biance, le match, les à- cô­tés. A New­castle, on avait aus­si une confron­ta­tion très chaude contre Sunderland. Un vrai der­by. J’aime ce genre de ren­contre et je suis pres­sé d’y être. Qu’avez- vous ap­pris de vos deux sai­sons et de­mie en An­gle­terre ? La ré­pé­ti­tion des ef­forts, car le rythme est très éle­vé. Il y a peu de temps morts, les ar­bitres sifflent moins qu’en France, il faut tou­jours être concen­tré. Il n’y a au­cun match fa­cile. Chaque op­po­si­tion est un com­bat où il va fal­loir faire des ef­forts. Ce­la

Monaco nous per­met de ne pas nous re­lâ­cher”

me plai­sait. Je me suis vrai­ment ré­ga­lé. Je suis content d’avoir connu cette ex­pé­rience. Etes- vous éton­né par le par­cours de Monaco ? Les di­ri­geants ont mis les moyens pour consti­tuer une équipe ca­pable de ri­va­li­ser avec Pa­ris. Et les matchs ne sont ja­mais ga­gnés d’avance. J’ai dé­jà joué plu­sieurs fois contre Pa­ris, et la mo­ti­va­tion, tu n’as pas be­soin d’al­ler la cher­cher loin. Elle vient toute seule. Pour nous, le plus dur est de jouer après la Ligue des cham­pions avec la fa­tigue. In­cons­ciem­ment, peut- être que la mo­ti­va­tion re­tombe aus­si. Mais le par­cours de Monaco est un mal pour un bien car ce­la nous per­met de ne pas nous re­lâ­cher. La dé­mons­tra­tion à Le­ver­ku­sen ( 4- 0) vous rend- elle op­ti­miste pour la suite du par­cours en Ligue des cham­pions ? Dé­jà la veille, à l’entraînement, j’ai vu des joueurs très concen­trés, très concer­nés. C’est la marque des grands. Ils savent ce qu’ils veulent. Il reste en­core beau­coup de matchs. C’est une com­pé­ti­tion très dure. Mes par­te­naires le savent mieux que moi, sur­tout ceux qui l’ont dé­jà ga­gnée. On doit prendre de l’ex­pé­rience au­près d’eux.

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