Pour per­cer, il choi­sit la na­tio­na­li­té amé­ri­caine

Gré­go­ry Rouault, le tri­ath­lète de Pois­sy bar­ré par la concur­rence enF­rance, sou­haite dé­fendre les couleurs des Etats- Unis en com­pé­ti­tion.

Le Parisien (Paris) - - Sports Ile- De- France - BA­SILE REGOLI

Chan­ger de na­tio­na­li­té pour aug­men­ter ses chances de per­cer sur le plan in­ter­na­tio­nal. Si le phé­no­mène n’est pas nou­veau dans le sport de haut ni­veau, il reste néan­moins as­sez rare dans le triath­lon. Après avoir por­té ces six der­nières an­nées le maillot de l’équipe de France, Gré­go­ry Rouault ( 33 ans ; Pois­sy Triath­lon) a de­man­dé la na­tio­na­li­té amé­ri­caine pour re­pré­sen­ter dé­sor­mais les Etats- Unis sur la scène mon­diale. Imi­tant à son tour Oli­vier Mar­ceau qui en avait fait de même en 2001, dé­lais­sant son pays de nais­sance pour la Suisse.

« Je suis en plein pro­ces­sus de chan­ge­ment de na­tio­na­li­té afin de pou­voir cou­rir pour la Fé­dé­ra­tion amé­ri­caine, confirme Gré­go­ry Rouault qui conser­ve­ra un pas- se­port fran­çais. Pour­quoi les Etats- Unis ? C’est un pays qui m’est très cher. J’y ai vé­cu pen­dant plus de huit ans, fait tout mon cur­sus uni­ver­si­taire avant d’y tra­vailler. J’ai ache­té une mai­son là- bas. C’est aus­si aux EtatsU­nis que j’ai re­com­men­cé à faire du triath­lon. En clair, ce pays est pour moi l’équi­valent d’une deuxième fa­mille. »

Ob­jec­tif : les Jeux olym­piques de Rio en 2016

Ce choix du coeur est aus­si spor­tif puisque Gré­go­ry Rouault est ac­tuel­le­ment bar­ré en équipe de France par une gé­né­ra­tion d’ath­lètes consi­dé­rée comme la plus douée que la France a connue ( avec Da­vid Hauss, Laurent Vi­dal, Vincent Luis, Au­ré­lien Ra­phaël…). Son clas­se­ment in­ter- na­tio­nal ( 45e en 2013) lui per­met­trait d’ailleurs de de­ve­nir le nu­mé­ro un amé­ri­cain de la dis­ci­pline après le re­trait du seul qui le de­van­çait, Matt Ch­ra­bot ( 26e), qui a dé­ci­dé cette an­née de dé­lais­ser les courses au for­mat olym­pique pour ten­ter sa chance sur le long. « Ça m’offre plus de ga­ran­ties sur l’ac­cès sur les WTS ( NDLR : World Triath­lon Se­ries, Coupes du monde), ce qui était un peu com­pli­qué ces der­nières an­nées avec la den­si­té et le ni­veau du triath­lon fran­çais » , ad­met Rouault.

En at­ten­dant que ce chan­ge­ment de na­tio­na­li­té spor­tive s’opère d’ici fin août, le tri­ath­lète de Pois­sy ne re­pré­sen­te­ra au­cun pays. Il se­ra uni­que­ment rat­ta­ché à la Fé­dé­ra­tion in­ter­na­tio­nale sur le cir­cuit que l’Yve­li­nois dé­bu­te­ra le mois pro­chain.

Ac­tuel­le­ment en stage à San Die­go ( Etats- Unis) avec son coach aus­tra­lien Dar­ren Smith, il pren­dra la di­rec­tion de la Nou­velle- Zé­lande pour dis­pu­ter la Coupe du monde de New Ply­mouth ( 23 mars) puis la pre­mière manche de la WTS à Au­ck­land ( 6 avril). Deux ren­dez- vous in­ter­na­tio­naux qui mar­que­ront donc pour Gré­go­ry Rouault le dé­but d’une nou­velle aven­ture et dont l’ob­jec­tif à long terme pour­rait bien être les Jeux olym­piques de Rio en 2016.

( LP/ B. R.)

Gré­go­ry Rouault a por­té ces six der­nières an­nées le maillot de l’équipe de France. Mis en dif­fi­cul­té par l’éclo­sion d’une gé­né­ra­tion très douée, le tri­ath­lète veut dé­sor­mais dé­fendre les couleurs de la ban­nière étoi­lée.

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