In­ou­bliable Louis de Fu­nès

Al’oc­ca­sion du cen­te­naire de la nais­sance de Louis de Fu­nès, le Crous dePa­ris pro­pose jus­qu’au 27mars une ex­po­si­tion in­édite re­tra­çant la car­rière de cet ar­tiste in­dé­mo­dable.

Le Parisien (Paris) - - Ile- De- France - > C’EST GRATUIT BLAN­DINE GA­ROT Jus­qu’au 27 mars, du lun­di au sa­me­di de 10 heures à 19 heures. 10- 12, rue de l’Ab­baye ( VIe). M° Saint- Ger­maindes- Prés ou Ma­billon. Ren­sei­gne­ments sur bsc- crous­pa­ris. fr.

Louis de Fu­nès au­rait eu 100 ns cette an­née. Au gré des rediffusions à la té­lé­vi­sion, il reste en­core au­jourd’hui l’un des ac­teurs pré­fé­rés des Fran­çais.

A par­tir de la col­lec­tion par­ti­cu­lière de Ma­rie Ra­del, le centre cultu­rel du Crous de Pa­ris — sous la di­rec­tion de Ma­thieu Beu­rois — a sé­lec­tion­né plus de 300 pièces al­lant des af­fiches de films aux ex­traits de scé­na­rios en passant par l’écoute d’an­ciens 33 et 45 tours.

Par l’ori­gi­na­li­té ou la ra­re­té des ar­chives pré­sen­tées, le pu­blic pour­ra re­voir l’oeuvre fil­mo­gra­phique de l’acteur, des « Belles Bac­chantes » réa­li­sé par Jean Lou­bi­gnac en 1954 au der­nier « Gen­darme » de 1982. Fait ex­cep­tion­nel, l’ex­po­si­tion met éga­le­ment en lu­mière des fa-

Une col­lec­tion unique

cettes moins connues de l’ar­tiste : le pia­niste, le chan­teur et le réa­li­sa­teur. A l’âge de deux ans, Ma­rie Ra­del dé­couvre pour la pre­mière fois Louis de Fu­nès dans la « Soupe aux choux » ( 1981). De­puis, elle ne le quitte plus. Pen­dant toute son en­fance, elle reste ri­vée de­vant « l’Aile ou la cuisse » ( 1976), « la Fo­lie des gran­deurs » ( 1971)… Et à dix ans, elle com­mence à col­lec­tion­ner tout ce qui touche à son acteur pré­fé­ré. « Je dé­cou­pais des pho­tos de lui dans les ma­ga­zines ou les pro­grammes TV, puis je les ran­geais pré­cieu­se­ment dans un clas­seur » se sou­vient- elle. Au­jourd’hui à 24 ans, sa col­lec­tion compte plus de 1 200 pièces.

Des pé­pites à voir

Le pu­blic dé­cou­vri­ra no­tam­ment que Louis de Fu­nès était pia­niste dans un bar à Pi­galle pen­dant l’Oc­cu­pa­tion al­le­mande, avant d’être re­pé­ré par Ed­die Bar­clay qui le convainc de de­ve­nir acteur. Notre co­mique na­tio­nal était aus­si connu à l’étran­ger, de « Louis The Fun­ny » en An­gle­terre à « Bal­duin » en Al­le­magne. Aux Etats- Unis, Syl­ves­ter Stal­lone a in­car­né Os­car, joué par De Fu­nès dans « l’Em­brouille est dans le sac » ( 1962). Pour son in­ter­pré­ta­tion, l’acteur amé­ri­cain a re­çu un Raz­zie Awards du pire acteur du siècle.

Louis de Fu­nès a mar­qué bien des es­prits. No­tam­ment ce­lui de Ma­rie Ra­del ( ci- des­sus) qui a com­men­cé à 10 ans une col­lec­tion d’ob­jets ayant trait au co­mé­dien. Elle a ain­si réuni plus de 1 200 pièces. Ma­thieu Beu­rois ( à droite) a par­ti­ci­pé à la mise en oeuvre de l’évé­ne­ment.

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