Théâtre : Ed­dy Mit­chell joue « Un singe en hi­ver »

Per sonne n’avait osé avante ux. Ed­dy Mit­chell et Fred Tes­tot jouent sur scène à par­tir de ce soir « Un singe en hi­ver » , un film my­thique.

Le Parisien (Paris) - - La Une - THIER­RY DAGUE « Un singe en hi­ver » , à par­tir de ce soir au Théâtre de Pa­ris ( IXe). Du mar­di au sa­me­di à 20 h 30, le sa­me­di à 17 heures. De 24 à 70 €. Tél. 01.48.74.25.37.

Un Ga­bin et un Bel­mon­do brillam­ment bour­rés, des ré­pliques en­ivrantes, la plus belle cuite du ci­né­ma fran­çais : dans le genre film culte, « Un singe en hi­ver » reste un grand cru. Il faut dire qu’il y avait du beau monde au bar : An­toine Blon­din à l’écri­ture, Mi­chel Au­diard aux dia­logues, Hen­ri Ver­neuil à la réa­li­sa­tion. Cin­quante- deux ans après, Ed­dy Mit­chell, Fred Tes­tot et le met­teur en scène Sté­phane Hillel avaient- ils bu un coup de trop lors­qu’ils ont dé­ci­dé de trans­po­ser au Théâtre de Pa­ris à par­tir de ce soir un tel monument ?

« Ja­mais je n’au­rais fait un re­make du film mais, au théâtre, on peut ra­con­ter l’his­toire de fa­çon dif­fé­rente » , se dé­fend Sté­phane Hillel, éga­le­ment di­rec­teur de la salle. L’idée est ve­nue du pro­duc­teur d’Ed­dy Mit­chell, Claude Wild : « C’était un rôle pour lui » , ap­prouve le met­teur en scène, qui connaît bien le chan­teur pour l’avoir di­ri­gé en 2008 dans sa pre­mière ex­pé­rience théâ­trale, « le Temps des ce­rises » , avec Cé­cile de France.

nTour­née de ré­pliques im­mor­telles

Mon­sieur Ed­dy re­prend ici le rôle d’Al­bert Quen­tin, un an­cien ma­rin qui tient avec sa femme ( Eve­lyne Dan­dry) un hô­tel en Nor­man­die. Il ne boit plus de­puis quinze ans mais, lorsque Ga­briel Fou­quet, alias Fred Tes­tot, dé­barque en ville, les deux hommes vont vivre deux jours d’ivresse spec­ta­cu­laire. De­vant un grand fond bleu évo­quant les nuages et les fa­çades à co­lom­bage nor­mandes, le dé­cor re­cons­ti­tue la ré­cep­tion de l’hô­tel, le bar de M. Es­nault, la place du vil­lage.

Ce­pen­dant, « Un singe en hi­ver » , c’est d’abord une tour­née de ré­pliques im­mor­telles. Pour Quen­tin, le ma­riage, « c’est le bon­heur ran­gé dans une ar­moire » . Aux ha­bi­tués du bar il ba­lance : « Vous avez le vin pe­tit et la cuite mes­quine. » A sa femme : « C’est pas l’al­cool qui me manque, c’est l’ivresse ! » Elles y se­ront toutes, et même plus, puisque l’adap­ta­teur Sté­phan Wo­j­to­wicz a re­pê­ché dans le ro­man de Blon­din des phrases qui ne sont pas dans le film. « Le ro­man est plus nos­tal­gique, mais on a gar­dé le cô­té co­mé­die » , ras­sure Sté­phane Hillel, pour qui ce texte est très théâ­tral. A charge pour Ed­dy Mit­chell et Fred Tes­tot de faire oublier Jean Ga­bin et Jean- Paul Bel­mon­do.

( Cé­line Nieszawer.)

Ed­dy Mit­chell re­prend le rôle joué par Ga­bin dans le film et Fred Tes­tot ce­lui de Bel­mon­do, mais la pièce s’ap­puie d’abord sur le ro­man d’An­toine Blon­din.

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