350 000écou­te­sen2012

Le Parisien (Paris) - - Faitsdivers - T. R.

ine d’or pour les en­quê­teurs, le nombre d’écoutes té­lé­pho­niques a ex­plo­sé. Nées en même temps que les pre­miers ter­mi­naux mo­biles dans les an­nées 1980, les « in­ter­cep­tions ju­di­ciaires » ont at­teint le chiffre re­cord de 350 000 en 2012, contre 20 000 en 2006. Elles peuvent être or­don­nées par la jus­tice pour n’im­porte quel crime ou dé­lit, dès lors que la peine en­cou­rue est de deux ans de pri­son ou plus. Dans le cadre d’une en­quête com­plexe, les écoutes sont dé­ci­dées par un juge d’ins­truc­tion in­dé­pen­dant. En cas d’en­quête simple pi­lo­tée par le

Mpar­quet ( un ma­gis­trat rat­ta­ché hié­rar­chi­que­ment au mi­nis­tère), elles doivent être ap­prou­vées par un juge des li­ber­tés et de la dé­ten­tion. Une de­mande est va­lable pour quatre mois, re­nou­ve­lables au­tant que né­ces­saire. Les opé­ra­teurs té­lé­pho­niques ne peuvent pas la re­fu­ser. Chaque en­re­gis­tre­ment est re­trans­crit par le ser­vice d’en­quête sai­si, puis pla­cé sous scel­lés. Jus­qu’ici, le ma­té­riel d’écoute loué à des so­cié­tés spé­cia­li­sées coû­tait entre 10 et 15 € HT par jour, en plus des 34 € HT fac­tu­rés par les opé­ra­teurs pour chaque de­mande de rac­cor­de­ment.

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