Nas­rietA­bi­dal­hors­jeu

Equi­pe­de­France/ Non­re­te­nus contre lesPays- Bas, ils voient le Mon­dial s’éloi­gner

Le Parisien (Paris) - - Sports - DO­MI­NIQUE SÉVÉRAC

nLa

nB­les­sés

Avant la liste, il avait dit qu’il n’était pas là pour faire des sur­prises. Mais en écar­tant Nas­ri e t Abidal des 24 joueurs convo­qués pour l’amical France - Pays- Bas mer­cre­di au Stade de France, Di­dier Des­champs a sur­tout tran­ché dans le vif. Il a re­fu­sé hier en confé­rence de presse de com­men­ter ses choix ra­di­caux, pré­fé­rant la libre in­ter­pré­ta­tion, qui ne doit pas être très éloi­gnée de ses pen­sées in­times. Décryptage d’une liste res­sem­blant comme deux gouttes d’eau à celle du 2 juin, qui dé­si­gne­ra les 23 de la Coupe du monde au Bré­sil.

vie de groupe d’abord. En écar­tant Nas­ri et Abidal de cette liste, donc du Mon­dial, DD en­voie un mes­sage : pas de tru­blions au Bré­sil. C’est d’abord son com­por­te­ment so­cial, avant ses per­for­mances spor­tives, que l’on re­proche à Nas­ri. Des­champs ne veut pas d’un remplaçant sus­cep­tible de per­tur­ber l’équi­libre de vie des Bleus. Pour Abidal, on pour­ra tou­jours par­ler d’un choix spor­tif, le dé­fen­seur cen­tral n’ayant pas to­ta­le­ment ras­su­ré lors des grands ren­dez- vous dis­pu­tés par Monaco cette sai­son. Le cham­pion du monde a tou­jours ex­pli­qué qu’Abidal, on le prend pour le faire jouer, pas pour ci­rer le banc. Afin d’évi­ter un pro­blème type De­sailly à l’Eu­ro 2004 — ap­pe­lé sans que San­ti­ni lui fasse confiance pour être ti­tu­laire —, le sé­lec­tion­neur a mis fin à la pa­ren­thèse Abidal, re­ve­nu en Bleu seule­ment l’été der­nier pour sauver la pa­trie. Ro­bert Pires, sor­ti à la pause de Chypre - France en oc­tobre 2004 par Do­me­nech et qui a fi­ni sa car­rière in­ter­na­tio­nale dans le bus des Tri­co­lores, en té­moi­gne­ra : on ne sait ja­mais ni où ni comment ça se ter­mine quand on ne l’a pas choi­si. Pour Abidal, il sem­ble­rait que, le 15 no­vembre 2013 à Kiev, il ait ache­vé son par­cours in­ter­na­tio­nal par une dé­faite en bar­rage al­ler du Mon­dial contre l’Ukraine lors de sa 67e sé­lec­tion.

mais pré­sents. Le sé­lec­tion­neur a re­te­nu Ri­bé­ry, qui n’a pas en­core re­pris l’entraînement col­lec­tif et que le Bayern Mu­nich at­tend sur les pe­louses al­le­mandes le… 8 mars ( trois jours après France - Pays- Bas !). Il a aus­si convo­qué Sa­kho, qui n’a pas en­core joué au football en 2014. Des­champs cons- truit donc dé­jà sa liste des 23 du Mon­dial avec ses hommes forts : son meilleur joueur, Ri­bé­ry ( avec Ben­ze­ma), et son hé­ros de no­vembre, Sa­kho. C’est une dé­mons­tra­tion lim­pide : France - Pays- Bas sert à se jau­ger spor­ti­ve­ment mais aus­si à construire un groupe.

de trop. Ils sont donc 24 et c’est un de trop. Alors que Lan­dreau ré­cu­pé­re­ra sa place prise pro­vi­soi­re­ment par Ruffier quand il ne se­ra plus bles­sé, un match à trois semble se des­si­ner en at­taque. Qui de Griez­mann, Payet ou Ré­my sau­te­ra en juin pro­chain ? Griez­mann, ap­pe­lé pour la pre­mière fois comme pré­vu ( nos édi­tions d’hier), est l’at­trac­tion de la sai­son. Ré­my a réa­li­sé de très bons matchs en sé­lec­tion et Payet est qua­si­ment tou­jours là de­puis la prise de pou­voir de Des­champs. Mais sur la sai­son, c’est l’élé­ment of­fen­sif le moins brillant.

nUn

Sa­mir Nas­ri et Eric Abidal sont les grands per­dants de la liste dé­voi­lée hier par Di­dier Des­champs qui a ef­fec­tué un choix fort en écar­tant deux joueurs ex­pé­ri­men­tés.

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